Course à pied : une addiction nommée endorphine

Mais pourquoi tous les amateurs et amatrices de course à pied évoquent systématiquement le plaisir et le bien-être ressentis pendant et après l’effort ? Parce qu’ils sont accros à l’endorphine ! Cette morphine endogène produite par l’organisme a de nombreux effets bénéfiques. A condition, que ce besoin ne vire pas l’obsession…
Souffrir, transpirer, se surpasser. Et se sentir bien. Telles sont les émotions ressenties par le coureur à pied au moment de l’effort. Ce rituel quotidien pratiqué par des dizaines de milliers de personnes n’est pas prêt d’être délaissé. Mais qu’est ce qui fait courir autant les Français ? Cette interrogation a une réponse commune à tous : l’ endorphine. En effet, cette morphine endogène est sécrétée durant un effort continu, et surtout après la pratique durant plusieurs dizaines de minutes.
Course à pied : les effets de l’endorphine
La course à pied procure de nombreux effets bénéfiques grâce à la production d’endorphine :
- Cette pratique est d’abord euphorisante. Après plusieurs dizaines de minutes d’effort, les coureurs arrivent à une certaine forme d’extase, comme si chaque déplacement se faisait sans effort.
- Elle est également anxiolytique. Après 30 minutes de course à pied, les pratiquants vont ressentir de l’apaisement, ce qui va leur permettre de gérer le stress des heures suivantes. Les médecins estiment que l’effet anxiolytique peut persister près d’une demi-journée.
- Enfin, la sécrétion d’endorphines a des effets antalgiques. Elle arrive à bloquer la transmission des signaux douloureux jusqu’à quatre heures après la course à pied.
Course à pied : une addiction positive ?
L’endorphine produite par la course à pied possède un dernier effet : elle crée de l’addiction. En effet, tous les sportifs réguliers ressentent un manque évident lorsqu’ils sont contraints de stopper la course à pied. Comme une drogue, son arrêt brutal engendre des excès d’irritabilité et des douleurs inexpliquées. Néanmoins, comme l’avait décrit le psychiatre américain William Glasser en 1976, la course à pied serait une " addiction positive".
Non seulement la pratique du sport engendre un bien-être physique et mental, mais en plus, l’endorphine n’a pas d’emprise physique sur le pratiquant. C’est une relation affective qu’entretient le coureur à pied avec cette addiction. A condition, bien sûr, de ne pas transformer ce besoin en obsession…
Course à pied : les dérives possibles
Dans certains cas, les pratiquants de course à pied ont un rapport dangereux et néfaste avec leur sport. Comme pour combler un manque dans leur vie, ils sont obnubilés par le fait de courir au point de détruire leur vie sociale. Voici quelques signes qui montrent que cette addiction à la course à pied peut devenir néfaste :
- Courir même lorsqu’on a mal : cela risquerait d’aggraver votre état physique.
- Annuler de temps en temps ses activités avec ses amis pour courir : cela pourrait être, à terme, un mauvais réflexe.
- Pratiquer la course à pied après le travail tous les soirs : votre vie sentimentale serait mis à mal, sauf si votre partenaire court avec vous…
- Annuler de temps en temps ses activités avec ses amis pour courir : cela pourrait être, à terme, un mauvais réflexe.
- Pratiquer la course à pied après le travail tous les soirs : votre vie sentimentale serait mis à mal, sauf si votre partenaire court avec vous…
- Ne rien faire d’autre que courir comme loisir : c’est malheureusement ce qui arrive aux personnes seules depuis plusieurs années.
La course à pied est, avant tout, un sport qui permet de réduire les tensions nerveuses et qui est valorisant. Si cette pratique peut devenir une addiction positive, elle doit rester raisonnable et ne pas empiéter sur la vie sociale.
Stéphane Pocidalo, mis à jour le 21 mars 2012


















