Les liens père/fils ont-ils évolué ?
Relations père et fils : l'attente paternelle
| Index de l'article |
|---|
| liens père/fils : l'évolution des liens père/fils |
| LaPère et fils : la démocratie familiale |
| Un amour moins expressif entre père et fils |
| Relations père et fils : l'attente paternelle |
- Vous expliquez qu’"éduquer, c’est avant tout espérer en l’autre"… cela signifie-t-il que le père projette inévitablement sur son fils ses propres ambitions ?
Oui, les pères projettent souvent leurs propres espérances dans l’avenir de leur fils mais la bonne attitude, celle d’un "bon père", se centre sur la préparation de l’enfant à la liberté. Il faut soutenir les désirs de son fils et l’encourager pour les réaliser. Il faut avoir conscience que c’est une personne à part entière avec ses propres aspirations.
- On parle toujours des pères absents. A l’heure où de plus en plus d’enfants grandissent loin de leur père, quel impact sur la construction de leur identité masculine ?
Là, il faut être très prudent sur ce que l’on dit. Je pense que l’important pour un fils, c’est d’avoir autour de lui des présences masculines. Il est plus grave de ne pas avoir d’identifications masculines que de ne pas avoir de père…. La compensation de l’absence du père, c’est l’amour et la sécurité.
Donc, je tiens à dire, contrairement à beaucoup de théories psychanalytiques, que les enfants peuvent être très heureux au sein d’une famille monoparentale ou homoparentale… Encore une fois, l’important est l’amour et la sécurité !
- Reste-t-il des pères traditionnels, autoritaires et dominants ?
Oui, mais ce sont des cas très résiduels. On parle des traditionnalistes, de la haute bourgeoisie, de l’aristocratie, des familles très catholiques ou des familles musulmanes très intégristes. On parle là de personnes dont les principes sont encore très ancrés culturellement.
Dans la famille, les enfants sont en général habitués mais ils réussissent, grâce à la société, à prendre du recul. Ces cas sont tempérés par l’omniprésence de la démocratie. En effet, les familles ne sont pas étanches et le fait de vivre dans une société démocratique a forcément un impact.
Laurence Nyer





