Votre adolescent manifeste des troubles, il est triste, déprimé, turbulent, apathique… Malgré les conseils de vos proches, d’une assistante sociale, d’un enseignant, voire de votre médecin traitant, vous hésitez encore à consulter un psychologue ? Parce que dans certain cas l’intérêt d’une telle consultation est réel pour l’enfant, Vivolta balaye vos dernières hésitations.
Lorsque les parents rencontrent des difficultés avec leurs enfants, s'adresser à un professionnel est souvent vécu comme un échec dans l’éducation. Malgré leurs hésitations, ils oublient qu'un spécialiste est avant tout une aide pour rétablir la communication avec leur ado.
Quand commencer à se poser des questions ?
Il est utile de commencer à s’inquiéter dès que l’enfant manifeste des troubles durables et qui perturbent le court normal de son existence : insomnies, cauchemars répétés, troubles de l’alimentation, peurs excessives, apathie, tristesse, violences, automutilation, timidité excessive, addictions en tout genre... ou tout autre comportement inquiétant.
Mon enfant n’est pas fou !
Malgré la banalisation des consultations chez les psys, certains parents restent encore assez rigides face à cette option. Qu’il s'agisse d'un psychiatre, d’un psychologue ou bien encore d’un psychothérapeute, leur aide participera au mieux-être psychique de votre enfant.
Une thérapie demande-elle trop d'investissement pour un jeune ?
Une première consultation n’implique pas nécessairement une plus longue prise en charge. Parfois, un simple entretien avec un spécialiste permet de débloquer des situations jusqu’alors complètement fermées. Directement confronté au mal-être de son enfant, le parent a souvent du mal à prendre le recul nécessaire pour déterminer les vraies solutions. Il faut savoir qu'une thérapie peut aussi révéler que l’inquiétude des parents n'était pas justifiée. Il est également possible de résoudre une difficulté en une seule consultation. Par contre, si le psy estime qu'un suivi est utile, la durée du traitement dépendra de ses résultats.
Mon enfant a un problème : suis-je un mauvais parent ?
Le psy n'est pas là pour vous juger ou reprendre l’éducation de votre enfant. De fait, il respectera votre autorité parentale, tout en vous guidant dans la recherche des causes de ses troubles. Parce qu’il est neutre, il est le médiateur parfait pour rétablir le dialogue avec un adolescent difficile. Dans le cadre des thérapies familiales, il peut aussi vous éclairer et vous aider à évoluer dans votre rôle de parents.
Qui consulter pour aider mon enfant ?
- Le pédopsychiatre est un médecin spécialiste des troubles psychiques des enfants. Comme tout praticien, il peut prescrire si nécessaire des médicaments. Ses consultations sont remboursées par la sécurité sociale.
- Le psychologue est un universitaire spécialiste des troubles psychiques. Il est capable d’interpréter les tests psychologiques et d’analyser les troubles de votre enfant. Ses consultations sont remboursées lorsqu'il travaille en service spécialisé (C.M.P., hôpitaux, guidance infantile) et ne le sont pas en libéral.
- Le psychanalyste peut être un pédopsychiatre ou psychologue qui analyse l’inconscient pour traiter les maux de vos adolescents. Avec ces derniers, il travaille le plus souvent par la médiation du dessin ou du jeu.
Où emmener mon enfant pour l'aider ?
Si le trouble de votre enfant a été décelé à l'école maternelle ou primaire, les enseignants ou le réseau RASED (réseau d'aide aux enfants en difficulté), peuvent vous mettre en relation avec un psychologue scolaire. Vous pouvez aussi contacter un CMPP (centre médico-psychopédagogique), où vous trouverez un ensemble de spécialistes apte à traiter les problèmes liés à l’enfance. Enfin votre médecin traitant peu aussi vous diriger vers un spécialiste.
Dorénavant, n'hésitez plus et oubliez vos clichés archaïques de la camisole de force, de l’asile, de la lobotomie, des électrochocs et des autres traitements bruteaux souvent associés aux psys. Aujourd’hui les troubles des adolescents, on les connaît, on les canalise et on les traite : par la parole, la médication et parfois même les deux. Toutefois, avec les multiples formes de "psychothérapie" qui existent, méfiez-vous des méthodes farfelues. Pour le bien être de votre enfant, dirigez-vous vers un professionnel qui a reçu une formation adéquate et s'est engagé à respecter des règles d'éthique définies par le code de déontologie de sa profession.
Faustine Aziavi
, mis à jour le 5 mars 2010