Sorties des ados : comment ne pas s’inquiéter ?
Les uns grandissent, se révoltent, rêvent d’autonomie, de nouvelles découvertes, de liberté et de fêtes, les autres, s’inquiètent surprotègent et refusent de lâcher du lest. Parce que les adolescents ne sont encore que de grands enfants, il est difficile pour leurs parents de ne plus les couver. Jeunesse et premières sorties riment souvent avec nouvelles tentations. Comment avoir confiance et quelles sont les limites ? Vivolta vous donne quelques conseils pour éviter le clash.
Sortir oui mais jusqu'à quelle heure ? A quelle fréquence ? Avec qui ? Pour aller où ? Les parents doivent-ils s’inquiéter de voir leurs ados réclamer de plus en plus de de fêtes entre copains ? Comment les limiter sans punir ?
Pour les jeunes ados : apprendre à connaître les parents
Votre ado sort à peine de l’enfance et vous hésitez encore à le laisser sortir avec des copains dont l’identité ne vous évoque absolument rien. Un "je peux aller au cinéma avec Fred" ne suffit pas à vous rassurer ? N'ayez crainte, vous n’êtes pas vieux-jeu. Malgré les grognements de votre ado, rencontrez les parents de ses nouvelles fréquentations est indispensable.
Si vous êtes active et que vous n’avez pas le temps, dites vous que parfois, quelques aménagements d’emploi du temps valent mieux que les larmes et les cris que provoqueraient vos refus. De plus, Vers 11 ou 12 ans, connaître les parents de ses amis est la solution pour garder un oeil sur sa vie et communiquer davantage avec lui. Par ailleurs, vous pourrez ainsi échanger avec d’autres adultes qui le connaissent, comparer vos expériences et être alerté de tout événement ayant pu vous échapper.
Premières nuits chez des amis
Il n’a pas cours le lendemain, il n’est pas puni pour X raison, et il ne passe pas toutes ses nuits à faire la fête… pourtant vous lui interdisez de coucher chez un ami. Trop jeune ? Manque de confiance ? Trop turbulent ? Sachez-le, cette attitude est à proscrire. Pour les jeunes, ce genre de soirées est l'occasion de se retrouver pour s'amuser, discuter, regarder des vidéos et se faire quelques confidences. Pour vous rassurer, vérifiez où et avec qui il est, ainsi que la présence d'adulte. Vous pouvez aussi le déposer vous même ou téléphoner en cas de doutes.
Pour lui comme pour vous, ces petites escapades, sont un moyen de décompresser. La relation parents adolescents étant souvent tendue, observer le fonctionnement d’une autre famille lui permettra peut-être de relativiser sa propre situation. Ces soirées sont également l'occasion de lier des amitiés nécessaires à son équilibre.
Si malgré tous ces aspects, vous craignez encore de le laisser dormir ailleurs, commencez par organiser cela chez vous, vous comprendrez alors que vos peurs ne sont pas fondées.
Il ne respecte pas son couvre feu
Malgré les plaintes, les disputes et son besoin d’indépendance, si vous lui laissiez carte blanche, votre enfant risquerait de ne pas se sentir encadré ni protégé. Des sorties oui, mais avec modérations. Négociez avec lui la fréquence, les horaires, en fonction de vos inquiétudes et de vos principes. Si vous rencontrez des difficultés à faire respecter le couvre-feu, sévissez. Vous n'avez pas à vous ronger les sangs quand il sort. Le téléphone portable peut s'avérer très utile pour vous contacter au moindre problème. Lorsque l'âge des sorties nocturnes sera arrivé, optez pour la sécurité en vous assurant par exemple qu’il rentrera dans de bonnes conditions : à pieds ou en taxi mais toujours en étant accompagné.
Interdiction formelle égale cachotteries
Votre autorité ne doit pas l’empêcher de vivre sa vie et ses expériences d’adolescent. Vous avez été jeune avant lui, et vous savez qu’à un certain âge, passer du temps avec les amis devient primordial. Nul besoin donc de sévir sans raison ou d’interdire sans entendre ses arguments. Etablissez clairement des règles. Sachez que l'absence de confiance crée des rancunes et des incompréhensions entre les parents et les enfants. Pour que votre adolescent ne se sente pas injustement privé de liberté, il est important de discuter avec lui des conditions de sortie. Ne vous transformez pas en geôlier qui lui imposerait un rythme strict : école, maison, devoir, activités. Car en l’éduquant de la sorte, vous le pousseriez à agir en cachette. Il deviendrait alors un étranger pour vous et risquerait de tenter des expériences dangereuses et inutiles dans le seul but de vous provoquer.
Faustine Aziavi
















