José Garcia : Entre aviation et bons vins, découvrez le cocktail gagnant du comique
Il fait parti des invités incontournables de la chaîne, il a su dépasser son rôle de "comique de comptoir" grâce aux sketchs déjantés qu'il présentait dans l'émission "Nulle part ailleurs", découvrez José Garcia. Dans "Alors... Heureux !", place à un acteur de talent et un homme aux multiples passions.
Né le 17 mars 1966 à Paris, José Garcia s'émerveille, enfant, devant les numéros de cirque de La Piste aux étoiles. Titulaire d'un BEP de comptabilité, il part faire son service militaire avant de s'engager dans la voie de ses rêves : la comédie. Curieux et enthousiaste, le jeune homme intègre le cours Florent en classe libre - avec pour enseignant Francis Huster - et complète sa formation en passant par l'école Fratellini et l'Actor's Studio. Chauffeur de salle pour l'émission "Nulle part ailleurs", il est repéré par Antoine de Caunes, dont il devient bientôt le comparse à l'antenne : affublé de tenues délirantes, José Garcia révèle un tempérament comique qui éveille bientôt l'intérêt des cinéastes.
Apparu sur grand écran en 1989 dans Romuald et Juliette, José Garcia trouve quelques petits rôles (Elisa, Beaumarchais l'insolent) avant d'exploser en 1997 grâce à sa composition de beau parleur fauché dans "La Vérité si je mens !" de Thomas Gilou : nommé au César du Meilleur espoir, il se glissera de nouveau dans la peau de Serge Benamou en 2001 à l'occasion de la suite de cette comédie à succès. Entre-temps, en 2000, José Garcia incarne un autre personnage haut en couleurs : Da Silva, Brésilien mondain et cocaïné de la "Jet set" de Fabien Onteniente (film qui donnera aussi lieu à une suite en 2004 : "People"). Cet acteur à l'énergie débordante dévoile une facette plus sombre dès 1999 et "Extension du domaine de la lutte", adaptation du roman désenchanté de Houellebecq par Philippe Harel.
Récompensé en 2001 par le Prix Jean-Gabin, Jose Garcia s'impose comme l'un des acteurs comiques les plus doués de sa génération, aux côtés notamment de Benoît Poelvoorde, son partenaire dans "Le Vélo de Ghislain Lambert" et "Le Boulet". Devenu une valeur sûre au box-office, il forme des duos détonants avec Timsit ("Quelqu'un de bien", 2002), Auteuil ("Après vous...") ou encore Isabelle Doval, sa compagne, qui lui offre en 2003 le rôle d'un ostéopathe drôle à en mourir dans Rire et châtiment. En 2005, il confirme sa propension à la comédie en étant la vedette de "Quatre étoiles" et en prêtant sa voix au lion du film d'animation "Madagascar".
José Garcia délaisse peu à peu l'unique registre burlesque et s'aventure vers des rôles plus sombres, campant avec conviction un chômeur qui se mue en serial killer dans le thriller social "Le Couperet" (2004), avant d'incarner un amnésique dans "La Boîte noire" de Richard Berry (2005). En janvier 2007 il incarne commissaire Adamsberg, héros des romans noirs de Fred Vargas, dans le thriller de Régis Wargnier : "Pars vite et reviens tard". Mais le démon de la comédie pure le rattrape vite : en 2007, José Garcia figure au générique de la "comédie mythologique : "Sa Majesté Minor" de Jean-Jacques Annaud, dans lequel il joue le rôle-titre, celui d'un personnage mi homme... mi-cochon ! Un film qui sera un échec en salles.
En 2008, José Garcia se glisse dans la peau d’un policier espagnol qui lutte, dans les années 80, contre l’ETA pour les besoins du film "G.A.L." (Groupement Antiterroriste de Libération), réalisé par Miguel Courtois et tourné en espagnol. Cette même année, il fait également partie du casting de la super-production "Astérix aux Jeux Olympiques", où il tient le rôle de Couverdepus !.




