Mais avant de se jeter à l'eau, il est nécessaire de prendre le temps de définir ses besoins, de déterminer ses acquis, de tâter le terrain, de bâtir son projet pour choisir une formation adaptée.
Isabelle Bufflier, Maître de conférences à l’Université Robert Schuman de Strasbourg et auteur de "Reprendre ses études" paru aux éditions L’Express, nous aide à y voir plus sur les cursus possibles.
- Qu’est ce qui pousse ces hommes et ces femmes à retourner à la fac ?
Reprendre ses études émane de différentes sources de motivation comme un changement d’orientation professionnel, une frustration dans son travail, l’envie d’optimiser sa carrière, de valoriser ses connaissances ou encore pour son plaisir personnel. Parce qu’une fois à la retraite, on souhaite entretenir un réseau social et continuer à apprendre un savoir faire, intellectuel ou artisanal, que l’on aurait jamais eu le temps de développer.
- Quelles sont les premières questions à se poser quand on veut reprendre ses études ?
Il s’agit de bien définir son projet, qu’il soit professionnel ou personnel, trouver la formation adaptée et savoir anticiper l’impact sur le quotidien : reprendre des études demande du temps et un certain budget.
- Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui est encore dans la vie active ou au chômage ?
Si vous êtes encore en activité, de nombreux moyens sont à votre disposition au sein de l’entreprise. Vous pouvez vous renseigner auprès des représentants du personnel sur le droit individuel à la formation, sur les congés individuels formation et sur les possibilités offertes par votre entreprise.
Si vous êtes demandeur d’emploi, vous pouvez avoir conservé vos droits. Il suffit de se renseigner auprès de l’ANPE ou de l’APEC. Par ailleurs, des dispositifs de validation d'acquis ont été mis en place depuis plusieurs années. Ainsi une personne qui a passé sa vie en entreprise pourra se voir reconnaître l’obtention d’un diplôme. C’est ce que l’on appelle la V.A. ou la V.A.E.
- Pas trop difficile ou impressionnant de se retrouver parmi les "djeunes" sur les bancs de l’amphi ?
Cette appréhension est vite cassée et l’on est témoin en tant que professeur d’une grande solidarité entre les étudiants. Les plus âgés sont en général mieux organisés et les jeunes plus réactifs, les rendant très complémentaires.


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