Dans l’imaginaire collectif occidental, les salariés qui dépassent la barre psychologique des 55 ans sont perçus comme des personnes expérimentées, efficaces et détenteurs du savoir mais, dans les faits, ces sages sont relégués au deuxième plan en attendant de devoir laisser leur place à de plus jeunes successeurs.
Si l’on est attentif à l’esquisse d’une typologie des âges de départ à la retraite, la France se positionne devant l’Italie, l’Autriche ou la Belgique mais loin derrière le plus dynamique des pays industrialisés, la Finlande, dont le taux d’activité s’élève à 60 %.
Les cadres finnois y travaillent jusqu’à 70 ans. Serait-ce la clé d’une économie meilleure ? L’âge légal français de départ à la retraite serait-il en cause ?
La Finlande bénéficie d’un modèle économique qui sait rendre compte de l’amélioration des conditions de vie et d’une plus grande longévité de celle-ci.
Le système de répartition créé en 1945 n’a en effet plus la même acuité dans un pays où les employés exercent des professions moins physiques qu’auparavant. Alors que les statistiques enregistrent une croissance significative du secteur tertiaire, les français peinent à réaliser qu’ils ont quitté depuis bien longtemps le terrain rural qui constituait d'antant l’économie de l’Hexagone. Ce sujet, brûlant, occupe une place prépondérante dans l’espace public. Les problématiques animées, notamment par Eric Besson, sécrétaire d'état auprès de François Fillon, s’inspirent grandement des modèles scandinaves qui semblent avoir pris beaucoup d’avance sur la question.


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