Sport "low cost" : la forme à prix cassés
Après les voyages, les voitures ou encore les produits alimentaires, la folie "low cost" a envahi les salles de sport. En proposant des tarifs très avantageux, les établissements semblent avoir trouvé une formule gagnante. Explications.
Grâce à leur praticité et à leur proximité, les salles de sport ont été érigés en lieu de culte par les Français. Après une période de crise au début des années 2000, ce marché ne cesse de se développer à tel point que l’on recense, aujourd’hui, près de 15 millions de personnes qui pratiquent régulièrement le fitness, la musculation ou la gymnastique d'entretien. Seul bémol des salles de sports traditionnelles : les prix pratiqués. Pour un abonnement d’un an à plein tarif, une formule coûte, en moyenne, 800 euros. Alors, devant ce tarif prohibitif, les salles "low cost" prennent logiquement de l’ampleur.
Principal avantage : une formule à la carte
Après avoir envahi les Etats-Unis et l’Allemagne, le concept a de quoi séduire les Français. En effet, à l’instar du Fitness Park de Vélizy - la première à avoir ouvert ses portes – ou de Neoness situé à Fontenay-sous-Bois, l’abonnement proposé est, au minimum, deux fois moins coûteux qu’une salle de sport classique. Tout dépend de la formule que l’on choisit. Par exemple, on peut dépenser à peine plus de 16 euros si on opte pour un forfait "heures creuses", valable du lundi au vendredi. Mais également près de 27 euros si on choisit la formule complète (cardio-training, musculation et cours collectifs).
Principal inconvénient : les services
Pour réussir à pratiquer une telle politique des prix, les établissements "low cost" font des économies sur les services. Les hammams et saunas, très gourmands en électricité, ou les piscines ne sont pas au programme, alors que la mise à disposition des serviettes et des douches est une option payante (0,50 euros en moyenne). Concernant les cours collectifs, les professeurs peuvent, dans certains établissements, être remplacés par des écrans de 4 mètres sur 3. Evidemment, celles qui aiment se rendre dans une salle de sport avec le double objectif de se dépenser et de se détendre ne seront pas pleinement comblées.
Verdict : un bon rapport qualité/prix
Mais, à ce tarif-là, les salles de sport "low cost" sont de bonnes alternatives pour celles qui ne disposent pas d’un budget conséquent. D’abord parce que les appareils utilisés sont variés (tapis, vélos, rameurs, steppeurs…) et de qualité équivalente à ceux que l’on trouve dans les salles traditionnelles. Ce n’est pas le cas des salles municipales qui sont, parfois, insuffisamment équipées. Aussi parce que les cours virtuels de step, stretching et abdo-fessiers ont l’avantage d’avoir lieu à toute heure. Un argument non négligeable lorsque l’on quitte tardivement son lieu de travail.
Enfin, les locaux sont assez spacieux et aérés ce qui laisse l’impression d’être tranquille, même aux heures de pointe. Qui plus est, ils restent ouverts sept jours sur sept. Bref, si un club de sport "low cost" s’ouvre à proximité de votre domicile – ce qui est fort probable car des dizaines de salles ont prévu d’ouvrir en Province – n’hésitez pas : le plaisir de se dépenser reste intact !
Stéphane Pocidalo






