A leur décharge, en outre : les bienfaits n’étaient pas encore prouvés et pouvaient rendre la gente masculine quelque peu frileuse. Celle-ci se considérant alors comme un nouvel échantillon de cobayes dont les ambitions, en plus, se féminisaient. Rien de glorieux, à ses débuts, la galénique spécialisée a pourtant convaincu un homme sur trois.
Celle-ci tendait, en 2005 à constituer 10 % du marché cosmétique.
Ce pourcentage marque un changement profond des attitudes de consommation masculine. Aujourd’hui 3 milliards d’euros dont 700 millions d’euros sont consacrés aux seuls produits de soins pour hommes : de quoi rendre frénétiques les marques, toutes gammes confondues, désireuses de promulguer des produits de plus en plus sophistiqués.