- Vous nous expliquer qu’il est essentiel de s’adapter à la "mondialisation" de l’alimentation… C'est-à-dire ?
Variations climatiques, déclin ou boom démographique selon les régions, multiplication des influences culinaires, évolutions technologiques. Tout bouge autour de nous, la mondialisation multiplie les possibilités et les tentations. A nous, aujourd’hui, d’entamer notre propre révolution, de trouver individuellement notre équilibre en piochant de-ci de-là les informations utiles à notre quotidien nutritionnel…
- Pourquoi faut-il inévitablement baisser la qualité des produits pour vendre moins cher ?
Chaque aliment a sa valeur, et pour obtenir des produits moins chers on est obligé d’avoir de moins bonnes qualités nutritionnelles : il faut jouer sur la nature des ingrédients, ou en enlever une partie. Prenez une pizza à la mozzarella par exemple. Le fromage coûte relativement cher. Alors que va faire l’industriel pour réduire le coût ? Une préparation fromagère, à base de lait écrémé, de matière grasse et d’arômes. Le goût sera le même, mais les valeurs nutritionnelles seront différentes. L’augmentation du nombre de magasins hard discount est une forme de régression. Les hypers vont rattraper les prix des produits de ces enseignes et vont donc baisser, eux aussi, la qualité de leurs produits. Résultat, on va avoir affaire à des pathologies nouvelles, à cause des ces aliments riches en acides gras saturés : obésité, cancers, maladies cardio-vasculaires… Du coup, l’argent économisé avec la nourriture passera à la pharmacie.
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