Il existe plusieurs types d’infections nosocomiales : celles d’origine endogène et exogène.
Pour celles d’origine endogène, le malade s’infecte avec ses propres microorganismes soit à la suite d’un acte "invasif" (sondes urinaires ou trachéales, pose de cathéters, etc.) soit en raison d’une fragilité propre au patient.
Quant aux infections d'origine exogène, elles peuvent venir :
- D’infections croisées, transmises d'un malade à l'autre par les mains ou les instruments de travail du personnel médical ou paramédical, - D’infections provoquées par les microorganismes portés par le personnel, - D’infections liées à la contamination de l'environnement hospitalier (eau, air, matériel, alimentation...).
Et les séquelles de ces maladies suscitent une profonde inquiétude : sur les 2.000 à 2.500 cas révélés chaque année, plus de la moitié d’entre eux sont obligés d’arrêter définitivement leur travail et l'autre moitié est obligée de s'arrêter en moyenne pendant deux ans. Les résultats sur la consommation des produits hydro-alcooliques pour l’hygiène des mains peuvent être améliorés. L’indicateur mesurant l’utilisation des solutions hydro-alcooliques ne permet de classer en A et B que 12 % des établissements.
Hygiene et medecine histoire et actu. des maladies nosocomiales de J.M. Galmiche / Edition Mediqualis / Décembre 2007 / 59 €
Présentation : En 14 chapitres, de "l'hygiène médicale dans l'antiquité" à "l'hygiène hospitalière en l'an 2000" en passant par "le déclin de l'hygiène à la renaissance", "le triomphe de la bactériologie..."