Cabines UV : 10 infos pour faire le point

Les UV artificiels au panthéon des substances mortelles aux côtés du tabac, de l’arsenic, du gaz moutarde ou de l’amiante… La fine équipe ! Jusqu’ici considérés comme cancérigènes probables, les UV en cabines sont désormais classés "cancérigènes les plus dangereux" par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) et l'agence cancer de l'Organisation mondiale de la santé (OMS)...
Puisque la tendance est à l’information plus qu’à l’interdiction, Vivolta vous propose de faire le tour de la question en 10 infos. De quoi décider par vous-même !
1. On compte 40.000 cabines UV en France auxquelles il convient d’ajouter les appareils que l’on trouve dans les salles de sport, les entreprises et même chez les particuliers (car désormais, elles sont à portée de clic, disponibles sur Internet).
2. En France, un décret de 1997 impose que les cabines UV à usage commercial soient déclarées et contrôlées tous les deux ans. Les séances doivent, en outre, se faire sous la surveillance d’un personnel qualifié. Des informations de prévention doivent vous être transmises. Pour les usagers, le port de lunettes appropriées est obligatoire. Leur accès est également interdit aux moins de 18 ans.
3. Au printemps dernier, une enquête de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes affirmait qu’un quart des établissements ne respectait pas ces normes.
4. Lorsque les tubes qui produisent les UV s’usent, ils peuvent émettre une lumière bien plus dangereuse qu’à leur création. L’un des plus gros problèmes demeure la mauvaise surveillance des installations. On ne peut donc que trop vous conseiller de discuter avec les responsables de l’institut que vous avez choisi et d’exiger les documents qui attestent des derniers contrôles.
5. La légende raconte que quelques séances d’UV préparent la peau au soleil. Or, les spécialistes sont formels. Il ne s’agit que d’un argument publicitaire. Les séances UV en cabines ne servent à rien si ce n’est entamer le capital soleil. Il faut savoir qu’une cabine de bronzage délivre 10 à 20 fois plus d’UV qu’une exposition classique.
6. Soleil et cabines UV peuvent provoquer des cancers de la peau, des mélanomes de l’œil et des cancers des organes génitaux externes. En outre, ils ont parfois d’autres conséquences comme la cataracte ou des atteintes de la rétine. Et, une chose est sûre, ils sont source d’un vieillissement prématuré de la peau, donc accélèrent l’apparition des rides.
7. Avant 30 ans, l’exposition aux UV artificiels augmenterait de 75 % les risques de développer un mélanome, la forme la plus agressive de cancer de la peau.
8. Si vraiment vous adorez vous glisser dans un slip en papier et porter des lunettes d’extraterrestres, les dermatologues recommandent de ne pas dépasser les dix séances annuelles.
9. Lapalissade : les gens qui risquent le plus sont celles qui s’exposent le plus. Alors exit les séances d'entretien à longueur d'année ! Certains vous diront que ça fait riche et vulgaire. Vivolta vous redit que le bronzage n’est plus à la mode.
10. Et pour avoir bonne mine toute l’année, pourquoi ne pas opter pour une version plus soft et souvent plus esthétique (moins orange en somme !) : les produits autobronzants.
L’Association des lits à ultraviolets affirme que "80 % des utilisateurs sont conscients des risques de surexposition aux UV". A chacun, donc, de prendre ses responsabilités. Pour les accrocs, rassurez-vous, il n'est pas prévu d'interdire les cabines solaires. Dixit Roselyne Bachelot, la ministre de la Santé : "Il faudrait interdire aussi le bronzage naturel !" Bien dit Roselyne.
Maggy Galichet




