Les cosmétotextiles, les vêtements du futur ?
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| Les cosmétotextiles, les vêtements du futur ? |
| Les cosmétotextiles chez Lytess |
Interview croisée de Yann Balguerie, Président de la Fédération de l'ennoblissement du textile et de Sylvia Venus, directrice de collection chez Lytess.
En 2007, le marché français des cosmétotextiles représentaient 120 millions d’euros. Le leader sur le marché français Lytess a vu son chiffre d’affaire passer de 230.000 à quasiment 5 millions d’euros en 4 ans !
Selon le BNITH, le Bureau de Normalisation de l’Industrie Textile et de l’habillement, "le cosmétotextile est un article textile mis sur le marché contenant une substance ou une préparation destinée à être libérée durablement sur les différentes parties superficielles du corps humain, notamment sur l'épiderme, la chevelure et les organes génitaux extérieurs, dans le but exclusif ou principal de nettoyer, parfumer, modifier l'aspect, protéger, aider à les maintenir en bon état ou corriger les odeurs corporelles".
Pour comprendre les enjeux de ces gammes de vêtements intelligents, nous avons le plaisir de nous entretenir avec Yann Balguerie, Président de la Fédération de l'ennoblissement textile et Sylvia Vénus, directrice de collection chez Lytess, leader du marché français.- Yann Balguerie, pouvez-vous nous dire quand ont été développés les premiers cosmétotextiles et par qui ?
Dim a lancé en 2000 le collant hydratant et amincissant. Mais cela a été un échec pour trois raisons :
- la technique des microcapsules n’avait pas de durabilité car le lavage détruisait le principe actif.
- Cela coûtait très cher à développer. Le kilo de micro capsule oscillait entre 150 et 200 €. Aujourd’hui, cela coûte quatre fois moins cher.
- Dim n’a pas particulièrement communiqué sur ce produit et s’est donc retrouvé "noyé" dans la masse de produits classiques moins chers.
- Aujourd’hui quels sont les cosmétotextiles disponibles ?
- Le premier axe concerne le traitement de la peau pour une approche cosmétique. Les micro capsules libèrent un principe actif qui agit sur le derme et l’épiderme (pour atténuer, par exemple, l’effet peau d’orange). C’est le marché le plus exploité pour le moment.
- Le deuxième axe repose sur la voie respiratoire. Le cosmétotextile dans ce cas largue un actif qui fait du bien au corps par inhalation. Par exemple, des draps peuvent diffuser des huiles essentielles pour apaiser une personne et ainsi l’aider à s’endormir. A l’inverse se développent des draps dits excitants pour "pimenter" un peu ses nuits.
- Le troisième axe repose sur l'effet barrière de la peau. Celle-ci est recouverte d’un "voile protecteur". Pour illustrer, voici deux applications concrètes : des capsules qui libèrent un produit captant les ultra-violets ou encore un vêtement qui libère un répulsif anti-moustique.
- Est-ce scientifiquement prouvé ?
- Que peut-on espérer dans le futur ?
L’objectif dans le futur est d’intégrer cette technologie dans certains corps de métier. Par exemple, créer des vêtements fonctionnels pour les cuisiniers qui passent des fourneaux au frigo toute la journée. Pour les pompiers, il est question de créer des sous-vêtements qui peuvent emmagasiner un maximum de chaleur pour protéger les parties génitales de nos soldats du feu.
- Les vêtements classiques seront-ils selon vous remplacés par les cosmétotextiles ?
Non, car les cosmétotextiles répondent à une logique de niches pour des marchés spécifiques. Le marché du textile ne va pas se retrouver submergé par les cosmétotextiles ...
Ce type de substitution s’est déjà produite avec les chaussettes. Il y a 10 ans arrivaient sur le marché les chaussettes anti-bactériennes. C’était une petite révolution à l’époque. Aujourd’hui, toutes les chaussettes sont traitées de la même manière à de rares exceptions près. C'est ce que souhaite atteindre le marché des cosmétotextiles .















