Pilule et cancer : stop aux idées reçues

On associe souvent la prise de la pilule avec une augmentation du risque de cancer. Pourtant tout n’est pas si simple… La pilule peut accroître le risque de développer certains cancers mais seulement si elle est associée à d’autres facteurs de risques . Et, selon plusieurs études, elle pourrait également protéger de certains cancers .
La pilule peut protéger du cancer de l'endomètre, de l'utérus et de l'ovaire. En revanche, elle peut augmenter le risque dans certains cancers lorsqu'elle est associée à d'autres facteurs de risques .
En 2005, le CIRC (centre international de recherche sur le cancer) dépendant de l’OMS, classait la pilule dans la liste des produits cancérigènes dont l’action est certaine. Cette annonce a effrayé bon nombre de femmes et cette peur est justifiée pour certains cancers comme celui du sein, du col, du foie ou encore du poumon.
"Mais la pilule n’est pas un facteur de risque en soi. Elle s’ajoute à d’autres facteurs tels que le surpoids, les antécédents familiaux, le tabac, une mauvaise alimentation, l’âge…" explique le professeur Pierre Mares, gynécologue au CHU de Nîmes.
Au final, c’est au médecin de proposer une autre forme de contraception si la patiente présente une accumulation de facteurs de risques .
Après 40 ans de recherche, les scientifiques du Royal College of General Practitioners ont découvert en 2010 que les femmes prenant la pilule ont moins de risques de développer un cancer.
Ainsi, de 1968 à 2007, 46.112 femmes, non-fumeuses et utilisatrices de la pilule ont été suivies par plusieurs chercheurs. Contrairement aux idées reçues, ils ont observé que la pilule réduisait non seulement la mortalité liée à certains cancers, comme celui de l'ovaire (risque divisé par 2), de l'endomètre et du côlon, mais également celle due aux maladies cadio-vasculaires.
Selon le professeur Pierre Mares, "On estime que la pilule réduit de 12% le risque de cancer et même de 29% les cancers gynécologiques quand elle est prise par des femmes non fumeuses et n’étant pas en surpoids".
Claire Frayssinet, mis à jour le 12 avril 2011
La pilule accusée d’augmenter le risque de cancer
En 2005, le CIRC (centre international de recherche sur le cancer) dépendant de l’OMS, classait la pilule dans la liste des produits cancérigènes dont l’action est certaine. Cette annonce a effrayé bon nombre de femmes et cette peur est justifiée pour certains cancers comme celui du sein, du col, du foie ou encore du poumon.
"Mais la pilule n’est pas un facteur de risque en soi. Elle s’ajoute à d’autres facteurs tels que le surpoids, les antécédents familiaux, le tabac, une mauvaise alimentation, l’âge…" explique le professeur Pierre Mares, gynécologue au CHU de Nîmes.
Au final, c’est au médecin de proposer une autre forme de contraception si la patiente présente une accumulation de facteurs de risques .
La pilule peut faire baisser certains cancers
Après 40 ans de recherche, les scientifiques du Royal College of General Practitioners ont découvert en 2010 que les femmes prenant la pilule ont moins de risques de développer un cancer.
Ainsi, de 1968 à 2007, 46.112 femmes, non-fumeuses et utilisatrices de la pilule ont été suivies par plusieurs chercheurs. Contrairement aux idées reçues, ils ont observé que la pilule réduisait non seulement la mortalité liée à certains cancers, comme celui de l'ovaire (risque divisé par 2), de l'endomètre et du côlon, mais également celle due aux maladies cadio-vasculaires.
Selon le professeur Pierre Mares, "On estime que la pilule réduit de 12% le risque de cancer et même de 29% les cancers gynécologiques quand elle est prise par des femmes non fumeuses et n’étant pas en surpoids".
Claire Frayssinet, mis à jour le 12 avril 2011

















