Des moyens de contraception naturels mais efficaces

Hormones, préservatifs … La contraception n’est pas naturelle et même plutôt polluante. Quelques gestes simples suffisent pour que votre sexualité devienne plus écologique tout en restant efficace.
Chaque année 4 milliards de préservatifs sont fabriqués dans le monde. Des préservatifs non biodégradables qui polluent nos poubelles ou l’eau, sans parler des produits néfastes pour l' environnement utilisés pour les fabriquer. Mais pas question pour autant de faire l’impasse sur la seule protection fiable contre les MS. Les préservatifs se déclinent aujourd’hui en version bio . Ils sont fabriqués en latex naturel et issu d’une production de caoutchouc équitable. Même l’emballage est recyclable. Et question fiabilité, pas de soucis, ils sont labellisés CE donc répondent aux exigences de la communauté européenne. Seul problème, ces préservatifs contiennent toujours du latex donc ne préviennent pas des allergies. Vous pouvez les trouver en magasin bio , pharmacie ou sur internet, ils ne coûtent qu’un petit peu plus cher que les préservatifs traditionnels.
Pour les adeptes du lubrifiant, on évite ceux qui contiennent du parabène qui est un produit chimique dérivé du pétrole. On les choisit naturels à base d’eau, de sève de kiwi ou d’aloe vera.
La pilule contraceptive pas anodine pour l'environnement
Principal contraceptif des femmes : la pilule ! Un petit comprimé qui parait inoffensif pour la nature mais qui en réalité nuit à l’ environnement . Les stations d’épurations ne filtrent pas les résidus d’hormones qui se trouvent dans l’urine des femmes sous pilule . Les déchets se retrouvent ensuite dans l’eau de nos rivières et bouleversent l’ environnement aquatique. Des poissons mâles féminisés ont été observés par des chercheurs dans les fleuves français.
L’alternative la plus écologique est le stérilet en cuivre sans hormones. D’une durée de vie de plusieurs années et peu cher, les femmes sans enfants peuvent également le porter. C’est une méthode très fiable pour éviter une grossesse et est en générale bien tolérée.
Il reste évidemment les méthodes 100% naturelles, à vos risques et périls ! Elles sont basées sur la connaissance des cycles menstruels et implique l’abstinence les jours d’ovulation. On peut se baser sur son calendrier ovarien pour déterminer sa période de fertilité. Autre moyen, prendre sa température. Celle-ci augmente de 0,5 degré lors de la période d’ovulation. Plus technique, la méthode dite Billings. Elle s’appuie sur l’observation de la glaire cervicale qui se modifie pendant le cycle menstruel. Ces pratiques demandent un réel savoir de la femme et requièrent des cycles menstruels parfaitement réguliers. Le gros inconvénient reste leurs taux d’échec très élevés.
A l’heure actuelle, il existe peu d’alternatives écologiques pour se prémunir d’une grossesse. En attendant de nouveaux contraceptifs naturels et bio , on continue à se protéger de manière efficace, quitte à faire quelques entorses à une sexualité écolo …
Flora Arnefaux, mis à jour le 23 avril 2010
De Marc Dannam / La Musardine / mars 2009 / 8 €













