Changer de vie et de travail
L’augmentation de l’espérance de vie rend possible le changement de vie a un âge un peu plus tardif qu’il y a 50 ans. C'est donc l'occasion de tenter l'autoentreprenariat : un moyen facile et à moindre frais de réaliser vos projets !
Est-ce que tout le monde se serait mis à relire Leibniz et sa théorie du changement réel ? La presse, les ouvrages universitaires, les différentes écoles de psychanalyse comportementalistes ou non, naviguent de conserve sur l’idée qu’aujourd’hui il est possible de changer aisément. De conserve nous disions, mais sur l’idée seulement… Car les pratiques s’entrechoquent et les débats animent l’espace public.
Revenir à l’origine du mot changement
Pourquoi associer le changement à un sacrifice, et pourquoi surinterpréter la volonté de changer par une dépréciation du pan de vie qui précédait ? Pourquoi enfin culpabiliser de vouloir changer ? Changer ne signifie pas chercher mieux, ni même regretter. L’étymologie parle d’elle-même : le changement revient à "céder une chose pour une autre".
Certains psychanalystes défendent cette première idée d’une rupture heureuse et sans complexe. Ce serait le cas de Sophie Cadalen, écrivain et psychanalyste qui prône plusieurs vies en une pour une construction active du soi plutôt qu’une constitution du soi non réfléchie. D’autres pensent bonne la "prescription paradoxale" pour aborder ses frustrations différemment. Dans le cas des personnes qui déprécient de façon chronique leur vie, se poser la question de savoir ce qui leur rendrait la vie encore plus dure aide bien souvent à réaliser qu’un changement n’est pas si nécessaire que cela…
Léa Chauvel-Lévy



