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Sommes-nous tous bisexuels ?

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La bisexualité est encore un sujet tabou dans notre société. Pourtant, chacun d'entre nous a une attirance pour les deux sexes. Explications avec un spécialiste de la question.



Alain Héril, psychothérapeute, sexothérapeute, formateur et écrivain évoque avec nous la notion trouble de bisexualité. Pour lui, nous sommes tous bisexuels mais pour des raisons culturelles, nous privilégions une expresssion de notre sexualité...

- A-t-on une définition clairement définie de la bisexualité ? Si oui, quelle est-elle ?


Etre bisexuel, c’est avoir aussi bien des penchants hétérosexuels que homosexuels ou lesbiens. La bisexualité se traduit dans l’acceptation de ces penchants et leur mise en acte.



- Pourquoi la bisexualité est-elle (encore) tabou ?


Notre société a mis du temps à accepter l’homosexualité et le lesbianisme. Mais il est de bon ton de bien différencier ces univers de l’hétérosexualité, qui reste considérée comme la norme. Dès qu’une personne se présente comme bisexuelle, cela crée un trouble difficilement acceptable car les représentations d’une sexualité pouvant "jouer sur tous les tableaux" reste dérangeante et est considérée comme bizarre voire pathologique.



- Comment "savoir" que l’on est bi ?


Nous sommes toutes et tous fondamentalement bisexuels. Mais pour des raisons à la fois culturelles, morales et psychologiques, nous "décidons" à un moment donné de notre existence de privilégier une expression de notre sexualité. Certaines personnes n’arrivent pas à faire ce choix et restent dans une certaine indétermination.
On sent que l’on est bisexuel tout simplement parce que l’on n’arrive pas à avoir une préférence qui irait unilatéralement dans un sens. On est "travaillé" par des désirs et des fantasmes tellement forts que l’on se rend bien compte que notre sexualité a besoin pour être épanouie de s’exprimer sur les deux plans.

Cette impossibilité d’un choix clair est une sensation parfois dérangeante mais vécue de manière claire et précise.



- Existent-ils des signes qui ne trompent pas, qui peuvent porter à croire que son partenaire est bisexuel ?


Le cas de figure le plus fréquent est un homme qui est marié, a des enfants et vit parallèlement son homosexualité ou qui s’en rend compte tardivement. En général, pour sa partenaire, les signes sont clairs : leur sexualité décroît ou prend une autre tournure au moment où la dimension homosexuelle vient se mettre en conflit avec le choix hétérosexuel.

C’est donc dans l’expression de la sexualité que l’on peut voir les signes d’une bisexualité. Mais cela reste très complexe car notre bisexualité latente fait que tout un chacun peut avoir des penchants particuliers qui se traduisent dans des actes ou des désirs sexuels particuliers. La sodomie hétérosexuelle, par exemple, peut être le signe d’une bisexualité pour un homme.



- Est-ce la bisexualité au sein du couple est un phénomène plus important que l’on ne le croit ?


Il n’y a pas vraiment de statistiques connues. Mais tout laisse à penser que le phénomène est, effectivement, important. Notamment en ce qui concerne les hommes bisexuels.



- Existe-t-il des couples dont l’un des partenaires bisexuels vit dans le secret ou le mensonge, par honte ?


La bisexualité peut être vécue de manière douloureuse et honteuse. De fait, avouer les choses à son partenaire devient impossible. Dès lors, on s’enferme dans l’engrenage difficile de la dissimulation.



- Est-ce qu’à l’inverse certains couples dont les deux partenaires sont bi sont plus épanouis ? L’infidélité "légitimée" ou expliquée par une bisexualité est-elle mieux vécue ?


Les couples dits libertins acceptent très facilement la dimension bisexuelle lorsqu’elle existe chez l’un ou les deux partenaires. Le rapport à la sexualité étant plus franc, il est plus facile de vivre sa bisexualité et de la partager avec l’autre comme une dimension essentielle de son identité. Mais le libertinage n’est pas un modèle universel de comportement sexuel et dans les couples dits "normaux" la problématique se pose différemment. Il faut, alors beaucoup de paroles, de compréhension et d’intelligence relationnelle pour accepter un rapport à la sexualité hors norme et hors cliché !



- Comment parler de la bisexualité à son conjoint, voire à sa famille ?


Parler de sa bisexualité pose les mêmes problèmes que la nécessité d’avouer son homosexualité. Il n’y a pas de recettes toutes faites. Tout dépend de la nature des liens familiaux. Par contre en parler à ses enfants n’est pas du tout recommandé. La sexualité des adultes se vit, se discute et s’appréhende entre adultes essentiellement. Il est important de garder une frontière nette entre la sexualité adulte à priori mature et la sexualité des enfants en gestation et devenir.


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Vos commentaires
  • Posté le 2010-07-17 23:35:59

    C'est interview est délivrée dans l'ignorance et l'inexactitude la plus totale... La bisexualité n'est pas une difficulté à faire un choix. C'est au contraire le choix ne pas en faire. Et la bisexualité chez les hommes mariés, assez matures pour deja l'assumer à leur niveau personne, peut au contraire relancer la sexualité de son couple hétérosexuelle, c'est le cas le plus courant. D'autre part, la sodomie n'a rien à vois avec une préférence sexuelle, la plupart du temps, mais d'un rôle de dominé/dominant, actif/passif à un niveau supérieur par rapport à une pénétration "classique". Quant à en parler aux enfants, il est évident que parler librement de la sexualité la plus humaine qui soit, puisque ne se basant pas sur des principes machistes de distinction de genre, évitera aux enfants le genre de névroses qui, sans doute, alimente bien le cabinet d' Alain Héril...


  • Posté le 2011-01-27 15:33:06

    100% d'accord avec le commentaire.


  • Posté le 2011-02-22 03:38:20

    Je suis d'accord bien évidemment avec cette réponse.La démonstration de M/ Heril semble sclérosée dans un manichéisme certain.Je pensais que ce clivage était depuis longtemps désamorcé et "repensé" par la psychologie moderne. Comme quoi avant d'aller consulter un thérapeute il faut se rencarder pour ne pas avoir à subir les affres de la culpabilité qui ne manqueraient pas de sourdre à la sortie de la séance !!! Pour ma part je suis bi à tendance hétéro plus importante. J'ai des rapports homos quand je suis en "panne" de rapports hétéros...Sexualité à deux vitesses où c'est davantage une recherche de plaisirs qu'une quête sentimentale.


  • Posté le 2011-04-13 08:48:06

    Effectivement, cet article est un ramassis de tous les clichés, les idées fausses et culpabilisantes sur la bisexualité et l'homosexualité: - "Les bisexuels sont ceux qui n'arrivent pas à choisir." Non, la bisexualité est une orientation sexuelle propre. - "Les personnes mariées qui ont des désirs homos sont bisexuelles." Non, elles sont nombreuses à se définir comme des homos qui n'ont pas réussi à assumer avant. - "Les enfants n'ont pas à connaître l'orientation sexuelle de leurs parents." Non, les enfants connaissent l'orientation sexuelle de leurs parents. Quand c'est "hétéro", ce n'est pas un problème, mais quand c'est "homo" ou "bi", c'en serait un? Par contre, les enfants n'ont pas à connaître la sexualité de leurs parents, ça je suis d'accord, mais il ne faut pas confondre sexualité et orientation sexuelle... -la sodomie est à mettre en relation avec l'homosexualité. Non. De nombreux homos ne la pratiquent pas, de nombreux hétéros la pratiquent...


  • Posté le 2011-08-27 16:00:35

    Je pense aussi que la bisexualité est une orientation naturelle et non un manque de décision. J'ai besoin des deux sexes pour me sentir entière et rayonnante.


  • Posté le 2012-07-28 21:56:15

    Par ailleurs :"Parler de sa bisexualité pose les mêmes problèmes que la nécessité d’avouer son homosexualité." on n'avoue pas sa bisexualité - avouer sous entend la culpabilité d'un fait ... non hétéro, homo, bi ou pansexuelité sont des identités sexuelles, c'est la méconnaissance qui crée la différence !


  • Posté le 2012-08-02 20:15:19

    je pense que si un couple hétéro veut vivre une expérience à 3 cela ne regarde que lui à condition que cela se fasse de commun accord et en toute liberté; il n'y a pas de tabou à condition que les 2 partenaires voire les 3 sont d'accord ; la sodomie n'a rien à voir dans tout cela, elle se fait en couple hétéro si les 2 le désirent et en éprouvent du plaisir ; il faut avant tout acte quel qu'il soit, que le désir et la liberté de l'autre soit respecté, ce n'est qu'à cette condition que chacun y trouvera du plaisir ; le problème est, parfois, de trouver la 3ème personne .


  • Posté le 2012-09-28 12:14:43

    actuellement en couple avec un homme et ayant un petit garcon de 17 moi je suis attirer pas une fille depuis 2 mois bientôt elle est lesbienne je ne peut m'empecher de penser a elle et tout ce qui va avec je suis perdu ne c plus quoi faire pouvez vous m'aider svp


  • Posté le 2012-10-10 09:11:37

    je vis en couple avec une femme depuis 18ans, on s'aime mais nous n'avons plus de rapport depuis quelques années suite à un problême de femmesnj'ais eus une proposition pour rencontrer un homme gay de 44ans et j'ais voulus testé et j'ais aimé,maintenant je suis accroc aux hommes et je ne sais comment cela vas terminer,pourtant j'aime ma femme et j'avais toujours aimé les femmes, que m'arrive t'il??comment finir ma vie dans ce jardin secret.


  • Posté le 2012-11-18 20:10:15

    j aifait l'amour avec mon ami et un troisième homme et j'étais consentente. Le problème aujourd hui c'est que je me rends compte que sans ces pratiques, il n'arrive plus à me faire l'amour.Je voulais considérer cette pratique comme "la cerise sur le gateau", mais lui fonctionne à l'inverse. Je me pose la question de savoir si ce n'est pas une homosexualité refoulée ou je lui servirais "d'appât". Car il adore quant j'exite ou plus un autre homme et est consentent pour se faire faire ou faire une fellation à cette personne. Je voudrais comprendre et savoir à qui j'ai à faire car question dialogue, il ne dit rien.


  • Posté le 2012-12-03 20:41:42

    Je suis un homme jesuis avec Jakline de pouis un an de puis qu'elle et bi elle ne ve plus de moi ?


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