Cinq impairs à éviter lors d’un entretien d’embauche

Que ce soit pour la première ou la centième fois, l’appréhension ressentie à quelques secondes d’un entretien d’embauche est toujours la même. La hantise de chacune d’entre nous est de déraper malencontreusement. Voici cinq cas classiques à éviter si possible...
Mains moites, gorge nouée, voix tremblotante, longs soupirs : les symptômes accompagnant un entretien d’embauche sont souvent vécus de cette manière quel que soit l’âge. Le sentiment traversé par une majorité est le même qu’un écolier assis devant la porte de son professeur dans l’attente d’un oral. Alors, si on a du mal à maitriser ses émotions, le risque de dire une parole ou de faire un geste déplacé lors de l’entretien est multiplié par deux. La fameuse bourde, tant redoutée, peut surgir même lorsqu’on se sent à l’aise. Mais, rassurez-vous, l’employeur prendra largement en compte la manière dont vous rebondirez. Voici quelques conseils types.
Impair n°1 : le manque de répartie
Exemple : votre vis-à-vis vous demande de décrire vos qualités et vos défauts. Pour la première partie de la question, pas de problème. En revanche, au moment d’employer des termes moins valorisants, l’humilité vous manque. Et votre employeur se demande si vous vous connaissez vraiment bien…
La chose à faire : Ne vous enfoncez pas et revenez en arrière ! Votre futur employeur attend de vous une forme d’objectivité et vous ne pouvez pas vous permettre d’employer un trait de caractère qui est plus une qualité qu’un défaut. Soyez vous-même, sans pour autant exagérer (exemple : "mon défaut : je n’aime pas qu’on me donne des ordres ou je suis assez susceptible…").
Impair n°2 : l’affaire à ne pas évoquer
Exemple : vous postulez dans une entreprise qui a fait, dans un passé relativement récent, la une des journaux dans la rubrique "fait divers". Et, même si vous vous étiez promis de ne pas en parler, vous évoquez le problème par un sous-entendu mal senti.
La chose à faire : dites que vous avez préféré évoquer l’histoire afin de montrer que vous êtes au fait de l’actualité. Et surtout que vous n’êtes pas du genre à résumer le prestige de l’entreprise à cette histoire. Vous pouvez même rajouter une couche en précisant les dernières (bonnes) actions entreprises récemment par la boîte.
Impair n°3 : parler pour parler
Exemple : dès la première question, on vous demande de décrire votre parcours professionnel. De là commence un monologue ultra-détaillé qui n’en finit pas. Vous sentez que vous êtes allée trop loin et vous tentez d’abréger ce calvaire.
La chose à faire : rebondissez le plus rapidement possible ! Et reconnaissez à votre interlocuteur (-trice) que cela fait partie de vos pêchés mignons. "Comme vous le constatez, j’aime bien parler. Je suis une passionnée…" Cela pourrait même jouer en votre faveur si vous amenez votre vis-à-vis sur le terrain de l’humour…
Impair n°4 : le brin d’humour qui ne passe pas
Exemple : l’entretien commence et vous êtes dans de bonnes dispositions. Mais vous souhaitez faire bon effet et décidez d’instaurer un climat convivial en sortant une petite réflexion humoristique. Malheureusement, votre interlocuteur ne se prend pas au jeu.
La chose à faire : faites preuve d’un maximum d’humilité ! Votre tentative n’a pas marché mais il vaut mieux passer outre et ne pas insister dans ce jeu-là. Autant que faire se peut, laissez une distance qui vous permet de parler de vos motivations, tout en vous montrant chaleureuse et souriante.
Impair n°5 : la faute d’attention
Exemple : vous êtes plutôt en confiance mais, suite à une saute de concentration, vous n’écoutez pas ou ne comprenez pas la question qui vous a été posée… Résultat, vous répondez "oui" à une question ouverte.
La chose à faire : cette erreur peut vous coûter chère car elle peut révéler un aspect négatif de votre personnalité : vous n’écoutez pas les autres. en sorte de reformuler la question afin d’avoir une deuxième chance. Et surtout évitez de mentir du style "j’avais compris autre chose". Le tout est de se montrer convaincant et clair, du début à la fin de l’entretien.
Si vous évitez ce genre de péripéties, vous aurez déjà réussi à faire une bonne partie du chemin. Après, à vous de montrer de l’envie, de la motivation et de la clarté lors de votre échange…
Stéphane Pocidalo
De Thierry Spencer / Ed. Studyrama / juin 2009 / 192 pages / 10 €
De Magali Morel et Laurent Pilliet / Ed. Studyrama / juillet 2009 / 12 €















