Diabète et contraception

La grossesse diabétique est une grossesse à surveiller, et surtout à programmer. De fait, il est essentiel pour toute femme atteinte de diabète de choisir une contraception efficace et sûre. Mais certains contraceptifs peuvent être contre-indiqués dans le cas d’un diabète.
Choisir sa contraception est un enjeu majeur pour toute femme. Mais le diabète impose des précautions particulières : le choix de la méthode contraceptive est à équilibrer entre sa glycémie, son état physique et ses habitudes de vie.
Une contraception nécessaire en cas de diabète
La grossesse d’une diabétique est à risque, autant pour le bébé que pour la mère. Il est plus que conseillé de la programmer au moins trois mois avant pour équilibrer correctement son diabète . Une femme diabétique doit donc avoir une contraception très efficace pour limiter les risques de grossesse non programmée et hors de contrôle. Exit les contraceptions naturelles de type Ogino, retrait ou méthode des températures, pas assez efficaces.
Le tout étant de choisir une contraception la plus efficace possible, mais la moins aggravante pour son diabète. Ce choix contraceptif doit fait avec son médecin, le plus apte à analyser les facteurs de risque, ainsi que le besoin contraceptif de la patiente : âge et sexualité de la patiente, type de diabète , femme nullipare (qui n’a jamais enfanté) ou multipare, risque cardio-vasculaire existant, hypertension, consommation tabagique, etc…
La pilule, à éviter en cas de diabète
La pilule oestro-progestative classique, ainsi que les pilules de 2ème ou 3ème génération sont à priori déconseillées pour les diabétiques, et en particulier dans les diabètes de type 2. Ce type de contraceptif oral peut en effet faire grimper la glycémie.
De plus l’utilisation de cette pilule combinée favorise les risques cardio-vasculaires, notamment le risque de formation de caillots sanguins (thrombose), déjà présent chez une patiente classique mais encore plus élevés en cas de diabète .
On lui préférera une pilule uniquement progestative. Mais il faut contrôler régulièrement les taux de glycémie, de cholestérol ainsi que la tension artérielle. L’usage de la pilule est donc à réserver aux femmes de moins de 35 ans, ne souffrant pas d’hypertension artérielle ou de risque cardiaque, et ne fumant pas.
Les nouvelles méthodes : implant , anneau vaginal et patch
Le patch et l'anneau vaginal présentent les mêmes caractéristiques que la pilule classique, car ce sont deux méthodes qui combinent oestrogènes et progestatifs.
L’implant est le plus conseillé, car il est uniquement progestatif. Mais attention en cas de déséquilibre diabétique trop important ou de surcharge pondérale. Des nouvelles méthodes hormonales à utiliser avec prudence et avec l’accord de son diabétologue.
Préservatif , diaphragme et spermicide, en complément
Ces méthodes dites "barrières" sont les plus indiquées pour ne pas interagir avec le diabète . Elles sont néanmoins à utiliser avec précaution, en raison d’une efficacité moindre. On conseillera notamment l’utilisation du préservatif, nécessaire contre les MST et les mycoses (plus fréquentes chez les diabétiques) mais en complément d’un autre moyen contraceptif .
Le stérilet , un bon compromis pour les diabétiques
En raison de son efficacité démontrée et de sa faible incidence sur les taux glycémiques, le stérilet (ou dispositif intra utérin) semble être un bon compromis en matière de contraception .
Si on a longtemps attribué un risque hémorragique au stérilet en cuivre, des études ont depuis démontré l’innocuité de ce procédé. Quand au stérilet hormonal, il semble que son faible dosage n’ai pas d’effet notable sur le diabète .
Cependant ce type de contraception est en général réservé aux femmes ayant déjà eu des enfants.
Alexandra Zawadzki, mis à jour le 22 janvier 2010




























