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Diabète : les avancées de la recherche

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la recherche sur le diabète

Génétique, insulines de synthèse, cellules souches : la recherche en diabétologie est plus que jamais active pour améliorer le dépistage précoce, lutter contre le diabète et faciliter son dépistage.



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Focus sur les évolutions de la recherche liée au diabète en compagnie du professeur Patrick Vexiau, diabétologue et chef de service à l’hôpital Saint-Louis à Paris.



- La recherche a-t-elle permit d’améliorer le traitement du diabète ?


Il y a eu une grande révolution quand l’insuline a été découverte dans les années 20, mais de telles découvertes sont rares. Au niveau des insulines, les patients se traitaient avant avec des insulines animales (extraites de pancréas de porc ou de bœuf). Puis les insulines "humanisées", des insulines animales transformées pour avoir la même structure que les insulines humaines, ont vu le jour. Enfin dans les années 80 des insulines identiques à l’insuline humaine ont été obtenues par génie génétique. En 1987 apparait le premier analogue rapide de l’insuline, et en 2003 le premier analogue lent.

Ces analogues ont permis d’avoir des insulines qui ont des actions beaucoup plus proches de l’insuline physiologique, celle sécrétée directement par le pancréas. Ces traitements ont beaucoup amélioré la prise en charge. En parallèle les méthodes de surveillance du diabète ont beaucoup été améliorées. Il y a très longtemps, les gens utilisaient la liqueur de Fehling  pour voir s’il y avait du sucre dans les urines. Elle a été remplacée par des comprimés et ensuite des bandelettes. L’apparition en 1979 des premiers lecteurs de glycémie et des auto-piqueurs qui permettaient de piquer le bout du doigt sans se faire mal ont permis de développer l’auto-surveillance.

Quand au diabète de type 2, il y a des nouveaux médicaments qui sont efficaces et améliorent la prise en charge. Grâce à eux, on ne devrait plus voir des diabètes type 2 mal équilibrés.    



- Vers quels objectifs s'oriente la recherche pharmacologique ?


La recherche évolue dans beaucoup de directions. Il y a pas mal de développements ces dernières années sur la pharmacologie, la pharmacopée. Des nouvelles molécules permettent d'améliorer les traitements qui stimulent la production d'insuline ou empêche sa destruction ( les DPP4, sont sortis en mars 2008, en avril le premier analogue du GLP1 et d’autres analogues et DPP4 devraient voir le jour 2009/2010). La recherche pharmaceutique avance beaucoup.

De nouvelles voies vont se développer en 2010 pour traiter le diabète de type 1 à son tout début. Dans le diabète de type 1, la destruction des cellules qui fournissent l’insuline se produit bien avant l'apparition des signes de la maladie.


Le but de ces nouveaux traitements sont donc d’intervenir au tout début de la maladie pour bloquer l’auto-immunité, pour qu'il y ait une récupération des cellules qui fabriquent l’insuline. Il y a deux grandes voies en cours de développement : En premier lieu, utiliser des anticorps qui vont contrer les lymphocytes qui attaquent les cellules qui fabriquent l’insuline. En second lieu, il y a une autre technique qui a déjà été publiée et pour laquelle des études vont démarrer. Il s'agit de prendre les cellules de l’individu qui développe la maladie et de détruire grâce à des anticorps toutes les cellules agressives pour le pancréas. Ensuite on lui réinjecte ses propres cellules désormais saines par auto-greffe. Des essais ont donné des résultats très encourageants avec des rémissions très prolongées de diabète de type 1.



- La recherche génétique représente-t-elle un bon espoir pour lutter contre le diabète ?


Des recherches sont en cours sur la compréhension de la maladie, sur la génétique, qui permettront peut être un jour de mieux déterminer le profil génétique des malades et de déterminer les gens qui sont à risque.

Il y a déjà des gènes qui sont connus, une forme de diabète très particulière qu’on appelle le MODY (maturity-onset diabetes of the young), c’est des diabètes qu’il y a chez les sujets jeunes et qui sont des maladies dites monogéniques, c'est-à-dire qu’il y a un gène seulement qui est responsable et non plusieurs.

Il y a déjà 5 modèles génétiques de MODY qui ont été décrits, et si on a pu détecter la mutation, l’anomalie génétique chez quelqu’un qui présente le diabète, on peut par enquête familiale déterminer chez les descendants ceux qui développeront la maladie. La génétique du diabète continue d’avancer comme la génétique de l’obésité. Cela progresse doucement mais sûrement...



Alexandra Zawadzki, mis à jour le 12 janvier 2010


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Le professeur Patrick Vexiau est secrétaire général de L'Association Française des Diabétiques (AFD). Pour plus de renseignements : www.afd.asso.fr
Vos commentaires
  • Posté par maryse44 le 2010-01-14 12:31:52

    bravo la recherche, les traitements du diabète se sont en effet beaucoup amélioré depuis 10 ans. Reste à trouver un remède définitif...


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