Divorce : le recours à la médiation familiale

La médiation familiale est l’une des nouveautés de la loi de 2004 sur le divorce . Dans cet espace et ce temps qui sont proposés aux époux, ceux-ci vont pouvoir prendre de la distance et réfléchir à une solution avec le médiateur, tiers impartial.
Le médiateur est un professionnel qualifié dont le rôle est d’aider les familles en difficulté. Sa mission première est de leur permettre de renouer le dialogue, de trouver un terrain d’entente et d’arriver à un accord équitable.
Divorce : déroulement de la médiation familiale
Les époux ont la possibilité de recourir à la médiation familiale avant ou après la procédure de divorce . La médiation se déroule en plusieurs étapes. La première consiste en une prise de contact au cours de laquelle il va s’agir de clarifier la situation et de déterminer un plan de travail. Le médiateur remet aux conjoints un contrat de médiation contenant les règles de collaboration.
Dans un deuxième temps, chacun exprimera ses pensées et sentiments, puis viendra la question des enfants ainsi que celle de l’aspect financier. Ces entretiens, d’une durée de deux heures tous les quinze jours pendant trois à six mois, doivent aboutir à la signature d’un compromis entre les parties.
A la fin, un protocole d’accord est soumis à chacun.
Divorce : les exigences de la médiation familiale
La médiation familiale n’est pas gratuite. Son montant, fixé par le juge à la fin de la médiation , est réparti entre les deux conjoints. Le coût moyen est d’environ 500 € si la procédure s’étale sur plusieurs mois. Il est possible de demander l’aide juridictionnelle. Pour qu’il y ait médiation , chacune des parties doit être consentante, de bonne foi et être transparente dans ses engagements.
Afin que la médiation fonctionne, chacun doit y participer activement. Aucune procédure judiciaire ne doit être entreprise pendant le processus de médiation. Le médiateur, lui, s’engage à respecter la confidentialité des entretiens.
Mis à jour le 26 juin 2010

