Comment mettre fin à l'agriculture chimique ?
Le Bio : une prise de conscience
| Index de l'article |
|---|
| Le tout bio est-il la clé de notre agriculture ? |
| Le Bio : une prise de conscience |
Une prise de conscience par les pouvoirs publics
- Est-on vraiment sûr que les cultures bio soient totalement préservées des produits diffusés sur les cultures conventionnelles ?
Bien sûr, dans le film vous voyez qu’une culture chimique ressemble à la mort, il n’y a plus de vie dans la terre. L’autre, qui pourtant la touche, est pleine de vers de terre et l’eau y pénètre lorsqu’il pleut, contrairement à la première. Il faut être réaliste : il n’y a plus aujourd’hui un seul cm2 complètement pur et pas pollué sur notre planète, donc même les cultures bio sont "un peu polluées"… Au point où on en est aujourd’hui, c’est la politique du moins pire qu’il faut promouvoir.
- Dans le film, on comprend que les produits conventionnels sont vendus à des prix plus bas que leur coût de production, contrairement aux produits bio. Par quel processus parvient-on à réduire les prix à ce point ?
En fait, c’est grâce à de multiples subventions et aux aides de l’Etat qu’il est possible de vendre ces produits beaucoup moins cher qu’ils ne valent véritablement. On comprend même que ces sommes qu’on ne paye pas en achetant des produits alimentaires, sont reportées/externalisées sur nos impôts… Donc au final, on paye quand même la différence de prix avec le bio, mais par les impôts. J’ai même envie de dire qu’on paye cette somme par notre santé.
- Votre film montre bien que promouvoir l’agriculture bio, c’est aussi favoriser l’agriculture de proximité comme à Barjac ?
Bien sûr, il faut encourager l’agriculture de proximité et donc aider les producteurs de notre pays voire même de notre région à mieux travailler. C’est aussi comme ça que nous réussirons tous ensemble à se réapproprier la terre et le végétal. Vous savez, il y a pleins de jeunes aujourd’hui qui voudraient s’installer à la campagne pour cultiver mais ils manquent d’argent pour acheter les terres. Vraiment, il faut tout faire pour favoriser cette agriculture de proximité, c’est d’ailleurs à ce thème que je vais consacrer mon prochain film.
- Un expert conclut votre film par cette proposition : révolutionner la PAC et utiliser les 9,5 milliards d’euros versés chaque année aux agriculteurs, mais à d’autres fins… Lesquelles ?
L’idée est d’utiliser cette énorme somme pour réorienter la PAC vers une direction "biologique" et ce sur le plan international. Le problème essentiel aujourd’hui est que les agriculteurs qui veulent passer au bio ne sont pas du tout aidés. L’idée est d’utiliser cet argent pour les aides aux agriculteurs voulant basculer "de l’autre côté" et je vous assure qu’ils seraient extrêmement nombreux. D’autre part, cet argent servirait à leur payer les produits au "vrai prix", au prix qu’ils valent vraiment et tout le monde serait satisfait. Tout ceci est faisable et ça n’est pas seulement moi qui le dit.
Laurence Nyer















