Au XXème siècle les enfants n’attendent plus de se marier pour quitter le domicile parental. La raison en est très simple : nul besoin de se marier pour vivre ensemble ni même pour légitimer la procréation.
L’aide matérielle des parents facilitent également le départ des enfants. Mais qu’en est-il de la liberté des parents post-départ ? Le sentiment semi général (un parent sur deux !) pointe du doigt le vide intersidéral qui envahit les parents une fois leur domicile quitté. Ceux-ci selon une étude de l’INED parlent en effet "d’ennui et de solitude". Tout ou presque indique que les enfants restent présents pour eux, l’espace-même, puisque les chambres restent dans l’esprit des parents éternellement celles de leurs enfants.
Ce fait-là est très symptomatique de la difficulté des parents à regagner l’indépendance qu’ils avaient avant de mettre au monde leur marmaille. Pour des conseils sur cette liberté parfois mal vécue, le très récent ouvrage du psychologue Philippe Hofman "Une nouvelle vie pour les séniors" se veut très lucide sur la question.