Somnolence : les Français dorment debout

Les paupières lourdes, des bâillements intempestifs, une vision floue, une envie de bouger ? Vous êtes en train de vous endormir sans même vous en rendre compte… Une étude de l’Institut National du Sommeil et de la Vigilance (Insv) montre que les Français dorment de moins en moins la nuit et somnolent de plus en plus la journée.
A l'occasion de la 11ème Journée du Sommeil, l'Insv a publié une étude sur la somnolence en France. Découvrez les résultats de cette enquête.
La somnolence désigne une difficulté à se maintenir éveillé. Il s’agit d’un état intermédiaire entre le sommeil et l’éveil. Près d'un Français sur cinq (19%) ressent des difficultés à se maintenir éveillé durant la journée, et ce, au moins trois fois par semaine, selon une étude menée par l'Institut national du sommeil et de la vigilance (Insv) et la MGEN, publiée jeudi 10 mars. Présentée à l'occasion de la 11e Journée du Sommeil, qui se déroulera le 18 mars prochain, l'enquête montre que 7% des personnes somnolentes peuvent même s'endormir dans la journée sans pouvoir résister.
Alors que la somnolence diurne excessive expose à des situations dangereuses, telles que les accidents domestiques, du travail ou de la route, seules 20% des personnes somnolentes interrogées affirment consulter un médecin pour ce type de problèmes.
Autre constat, la sieste n'apparaît pas comme la solution la plus empruntée pour lutter contre la somnolence . Ainsi, elle se place en troisième position (13% des Français y ont recours), derrière le sport (16%) et la consommation de thé ou de café (31%).
Les plus jeunes ne sont pas épargnés par cet état de fatigue. Ainsi, 11% des parents d'enfants scolarisés déclarent avoir un enfant qui se plaint de difficultés en classe liées à la somnolence .
Autre enseignement de cette enquête annuelle, près d'un tiers des Français (31%) avouent dormir 6 heures ou moins par nuit, alors que les adultes ont généralement besoin de 7 à 8 heures de sommeil .
Le manque de sommeil et la somnolence entraine des conséquences sur le quotidien : irritabilité, manque d’énergie et même un risque accru d’obésité.
Deux principaux facteurs peuvent expliquer que les nuits des Français s’écourtent : le temps de transport qui ne cesse d’augmenter et l’utilisation des nouvelles technologies.
Les Français ont un temps de transport moyen de 1h20 par 24 heures et 18% des Français passent même plus de 2 heures dans les transports. Ils passent donc moins de temps dans leur lit et plus de temps dans leur voiture ou dans les transports en commun.
L’étude de l’Invs montre que plus le temps de trajet est long, plus on a tendance à être somnolant. Sachant que la conduite est déjà une situation monotone qui facilite l’endormissement, il s’agit d’un cocktail explosif qui peut expliquer, en partie, les chiffres élevés des accidents de la route dus à la somnolence .
La consommation de "loisirs électroniques" tels que l’ordinateur, Internet et la télévision ont également un impact négatif sur la quantité et la qualité du sommeil . Les Français passent en moyenne 2h37 à regarder la télévision le soir en semaine et 1h39 sur Internet. Ce temps passé devant les écrans juste avant de s’endormir perturbe le sommeil . D’autant plus qu’il n’est pas rare de s’endormir devant la télévision, ce qui entraine un fractionnement de la nuit de sommeil.
Le travail de nuit et les horaires décalés ont aussi un impact sur le manque de sommeil . Les études montrent que ces travailleurs dorment en moyenne 1 heure de moins que ceux qui ont des horaires de bureau.
Enfin, même si la somnolence n’a rien de génétique, les études montrent que les enfants de parents sensibles à la somnolence le sont également davantage. Cela peut s’expliquer par les horaires communes (et donc éventuellement les nuits trop courtes) des membres d’une même famille.
- Les apnées du sommeil : environ 5% des adultes souffrent d’apnées du sommeil . Il s’agit d’une obstruction du pharynx qui provoque des arrêts de la respiration pendant la nuit.
- Le syndrome des jambes sans repos : Il s’agit de fourmillements et d’engourdissements qui touchent les membres inférieurs pendant la nuit qui entrainent notamment un sommeil agité.
- La narcolepsie : c’est un endormissement incontrôlable quelle que soit la situation dans laquelle on se trouve. Cette maladie entraine une désorganisation et une fragmentation du sommeil .
- Privilégiez la lecture aux jeux vidéo avant de vous coucher : Les Français consacrent seulement 1h10 à la lecture en semaine. Pourtant, mieux vaut lire quelques pages d’un roman plutôt que de regarder un film à la télévision pour mieux dormir la nuit.
- Faites la sieste : Seulement 13% des Français font une sieste quand ils se sentent somnolents. Pourtant, une sieste d’une vingtaine de minutes maximum car les siestes trop longues rendent le coucher du soir plus difficile.
- Faire des nuits d’au moins 7 heures dans un environnement propice (sans lumières, appareils électroniques…)
- Arrêtez-vous de conduire dès que la fatigue se fait sentir
- Si votre somnolence chronique vous handicape, n’hésitez pas à consulter votre médecin…
Claire Frayssinet, mis à jour le 10 mars 2011
Les conclusions de l’étude de l’Insv
La somnolence désigne une difficulté à se maintenir éveillé. Il s’agit d’un état intermédiaire entre le sommeil et l’éveil. Près d'un Français sur cinq (19%) ressent des difficultés à se maintenir éveillé durant la journée, et ce, au moins trois fois par semaine, selon une étude menée par l'Institut national du sommeil et de la vigilance (Insv) et la MGEN, publiée jeudi 10 mars. Présentée à l'occasion de la 11e Journée du Sommeil, qui se déroulera le 18 mars prochain, l'enquête montre que 7% des personnes somnolentes peuvent même s'endormir dans la journée sans pouvoir résister.
Alors que la somnolence diurne excessive expose à des situations dangereuses, telles que les accidents domestiques, du travail ou de la route, seules 20% des personnes somnolentes interrogées affirment consulter un médecin pour ce type de problèmes.
Autre constat, la sieste n'apparaît pas comme la solution la plus empruntée pour lutter contre la somnolence . Ainsi, elle se place en troisième position (13% des Français y ont recours), derrière le sport (16%) et la consommation de thé ou de café (31%).
Les plus jeunes ne sont pas épargnés par cet état de fatigue. Ainsi, 11% des parents d'enfants scolarisés déclarent avoir un enfant qui se plaint de difficultés en classe liées à la somnolence .
Autre enseignement de cette enquête annuelle, près d'un tiers des Français (31%) avouent dormir 6 heures ou moins par nuit, alors que les adultes ont généralement besoin de 7 à 8 heures de sommeil .
Le manque de sommeil et la somnolence entraine des conséquences sur le quotidien : irritabilité, manque d’énergie et même un risque accru d’obésité.
Les raisons qui expliquent la hausse de la somnolence
Deux principaux facteurs peuvent expliquer que les nuits des Français s’écourtent : le temps de transport qui ne cesse d’augmenter et l’utilisation des nouvelles technologies.
Les Français ont un temps de transport moyen de 1h20 par 24 heures et 18% des Français passent même plus de 2 heures dans les transports. Ils passent donc moins de temps dans leur lit et plus de temps dans leur voiture ou dans les transports en commun.
L’étude de l’Invs montre que plus le temps de trajet est long, plus on a tendance à être somnolant. Sachant que la conduite est déjà une situation monotone qui facilite l’endormissement, il s’agit d’un cocktail explosif qui peut expliquer, en partie, les chiffres élevés des accidents de la route dus à la somnolence .
La consommation de "loisirs électroniques" tels que l’ordinateur, Internet et la télévision ont également un impact négatif sur la quantité et la qualité du sommeil . Les Français passent en moyenne 2h37 à regarder la télévision le soir en semaine et 1h39 sur Internet. Ce temps passé devant les écrans juste avant de s’endormir perturbe le sommeil . D’autant plus qu’il n’est pas rare de s’endormir devant la télévision, ce qui entraine un fractionnement de la nuit de sommeil.
Le travail de nuit et les horaires décalés ont aussi un impact sur le manque de sommeil . Les études montrent que ces travailleurs dorment en moyenne 1 heure de moins que ceux qui ont des horaires de bureau.
Enfin, même si la somnolence n’a rien de génétique, les études montrent que les enfants de parents sensibles à la somnolence le sont également davantage. Cela peut s’expliquer par les horaires communes (et donc éventuellement les nuits trop courtes) des membres d’une même famille.
Les pathologies qui favorisent la somnolence
- Les apnées du sommeil : environ 5% des adultes souffrent d’apnées du sommeil . Il s’agit d’une obstruction du pharynx qui provoque des arrêts de la respiration pendant la nuit.
- Le syndrome des jambes sans repos : Il s’agit de fourmillements et d’engourdissements qui touchent les membres inférieurs pendant la nuit qui entrainent notamment un sommeil agité.
- La narcolepsie : c’est un endormissement incontrôlable quelle que soit la situation dans laquelle on se trouve. Cette maladie entraine une désorganisation et une fragmentation du sommeil .
Les recommandations de l’Invs pour améliorer la qualité du sommeil et réduire la somnolence
- Privilégiez la lecture aux jeux vidéo avant de vous coucher : Les Français consacrent seulement 1h10 à la lecture en semaine. Pourtant, mieux vaut lire quelques pages d’un roman plutôt que de regarder un film à la télévision pour mieux dormir la nuit.
- Faites la sieste : Seulement 13% des Français font une sieste quand ils se sentent somnolents. Pourtant, une sieste d’une vingtaine de minutes maximum car les siestes trop longues rendent le coucher du soir plus difficile.
- Faire des nuits d’au moins 7 heures dans un environnement propice (sans lumières, appareils électroniques…)
- Arrêtez-vous de conduire dès que la fatigue se fait sentir
- Si votre somnolence chronique vous handicape, n’hésitez pas à consulter votre médecin…
Claire Frayssinet, mis à jour le 10 mars 2011
Pour tout savoir sur cette 11e édition de la Journée Mondiale du Sommeil en France et pour plus d'information sur l'Institut National du Sommeil et de la Vigilance (INSV) et son action sur le sommeil, consultez le site : 
















