Les activités extra-scolaires s’invitent à l’école

Les tables de multiplication et la grammaire le matin, le basket ou le dessin l’après-midi : Au-delà des disciplines scolaires traditionnelles, les activités sportives et artistiques s’invitent aujourd’hui dans les programmes de l’éducation nationale.
Mathématiques, français et histoire constituent aujourd’hui les disciplines phares de notre système éducatif, au détriment des disciplines artistiques ou sportives. Un état de fait en passe d’être remis en question en Europe mais aussi en France, où une centaine d’établissements teste cette année une nouvelle formule d’emploi du temps mêlant disciplines traditionnelles le matin et activités sportives l’après-midi. Un esprit sain dans un corps sain…
Ouverture d’esprit et optimisation de l’apprentissage
Des journées souvent trop longues, des programmes denses et des devoirs à la maison : bien que la capacité d’apprentissage soit optimale durant l’enfance, il est difficile pour les enfants de rester concentrés toute la journée sur leurs cours. Intégrer de nouvelles disciplines permet de diversifier leurs centres d’intérêt, de leur offrir plus de latitudes et d’éviter une surcharge de travail. Un constat qui pousse de plus en plus d’écoles à expérimenter aujourd’hui une formule mixte : cours le matin et activités sportives ou artistiques l’après-midi.
L’introduction du sport permet bien évidemment de favoriser une bonne forme physique, mais aussi l’apprentissage de règles sociales et de valeurs communautaires. Quand aux activités artistiques, elles constituent d’excellents vecteurs d’ouverture d’esprit et d’expression pour les enfants.
Une tendance qui ne fait sûrement que débuter, comme le prouve cette année l’éducation nationale : une centaine d’établissements d’enseignements français (Collège Édouard Vaillant de Bordeaux ou encore le lycée Maurice Ravel à Paris ont par exemple été retenus pour tenter l'aventure cette année) testeront à la rentrée le double cursus cours-sport, sur le modèle de l’Allemagne.
Des résultats encourageants
Optimiser l’apprentissage en introduisant de nouvelles compétences, apprendre de façon moins intensive mais mieux : un paradoxe qui semble fonctionner. Les premières expérimentations dans ce domaine démontrent un bilan plutôt positif : les enfants sont plus détendus à la fin de leur journée, ils s’endorment plus facilement le soir et sont plus concentrés sur les disciplines scolaires traditionnelles.
Les écueils du système
Reste à ne pas reproduire les mêmes erreurs que l’Allemagne, qui est en train de déchanter. Outre-Rhin, les activités de l’après-midi ne sont en effet pas prises en charge par le système scolaire. C’est donc aux parents d’inscrire leurs enfants, avec le coût financier qui en découle. Résultat, des inégalités entre les enfants dont les parents n’ont pas les mêmes revenus, et des familles qui se retrouvent face à des problèmes de garde.
Diversifier les activités des enfants l’après-midi est une bonne solution, à condition de prendre en charge cette tranche horaire au sein de l’école. Les enfants ne doivent pas être laissés livrés à eux-mêmes.
Alexandra Zawadzki, mis à jour 2 septembre 2010















