Grossesse tardive et jumeaux, quel rapport ?

Fin prête pour un premier enfant ou l’envie d’agrandir votre famille ? Les raisons d’avoir un enfant après quarante ans ne manquent pas et ce que l’on appelle une grossesse tardive est aujourd’hui un phénomène courant et en augmentation !
Attention cependant, car outre une grossesse à surveiller de près, les statistiques sont formelles : plus on s’y prend tard, plus on a de chances d’attendre non pas un, mais deux heureux événements. Voire plus.
Plus l’horloge biologique tourne, plus il est difficile d’avoir un enfant Alors pourquoi serait-il plus facile d’en avoir plusieurs ? Ne nous y trompons pas, les probabilités de tomber enceinte restent considérablement plus faibles à partir de 40 ans. C’est justement pour cette raison que de nombreuses femmes de cette tranche d’âge ont recours aux PMA (Procréation médicalement assistée). Et dans ce domaine, la science ne peut pas tout maîtriser. Le professeur Michel Tournaire, chef de service de la maternité de l’hôpital Saint-Vincent-de-Paul et auteur du livre "Le bonheur d'être mère, la grossesse après 35 ans", fait avec nous le tour de la question.
Il y a différents type de PMA et les risques de grossesses multiples varient en fonction de la méthode choisie :
Emilie Trochu
Plus l’horloge biologique tourne, plus il est difficile d’avoir un enfant Alors pourquoi serait-il plus facile d’en avoir plusieurs ? Ne nous y trompons pas, les probabilités de tomber enceinte restent considérablement plus faibles à partir de 40 ans. C’est justement pour cette raison que de nombreuses femmes de cette tranche d’âge ont recours aux PMA (Procréation médicalement assistée). Et dans ce domaine, la science ne peut pas tout maîtriser. Le professeur Michel Tournaire, chef de service de la maternité de l’hôpital Saint-Vincent-de-Paul et auteur du livre "Le bonheur d'être mère, la grossesse après 35 ans", fait avec nous le tour de la question.Tout dépend de la méthode
Il y a différents type de PMA et les risques de grossesses multiples varient en fonction de la méthode choisie :
- La stimulation ovarienne est le traitement de base. Sous forme de comprimés ou d’injections, plus ou moins puissants, elle consiste à encourager la libération d’ovocytes et complète d’ailleurs toujours les autres méthodes. Des échographies régulières permettent de surveiller l’apparition de plusieurs ovules et si un risque se présente, il vaut mieux interrompre le traitement le temps d’un cycle et protéger les rapports jusqu’au mois suivant. Avec l’antioestrogène (le traitement le plus faible), le risque de grossesse multiple passe de 1% (le quota national) à 5%. Quant aux autres, plus puissants, on atteint environ les 25%.
- L’insémination artificielle consiste à introduire les spermatozoïdes du conjoint directement dans l’utérus de la future maman. Avec cette méthode assez efficace, les risques augmentent proportionnellement : on obtient des jumeaux dans environ 15% des cas et des triplés à hauteur de 3%.
- La fécondation in vitro est l’option qui offre le moins de risques de grossesses multiples puisque le protocole limite dans la plupart des cas, l’implantation de deux embryons dans l’utérus. Cependant le couple peut décider d’en implanter d’autres s’ils sont d’assez bonne résistance. Mais il est rare d’avoir des jumeaux puisque c’est finalement la méthode qui est la moins probante au-delà de 40 ans (environ 4,5% de taux de réussite). En revanche, si la fécondation se fait avec le don d’ovocytes d’une femme jeune, les chances de tomber enceinte augmentent.
- L’insémination artificielle consiste à introduire les spermatozoïdes du conjoint directement dans l’utérus de la future maman. Avec cette méthode assez efficace, les risques augmentent proportionnellement : on obtient des jumeaux dans environ 15% des cas et des triplés à hauteur de 3%.
- La fécondation in vitro est l’option qui offre le moins de risques de grossesses multiples puisque le protocole limite dans la plupart des cas, l’implantation de deux embryons dans l’utérus. Cependant le couple peut décider d’en implanter d’autres s’ils sont d’assez bonne résistance. Mais il est rare d’avoir des jumeaux puisque c’est finalement la méthode qui est la moins probante au-delà de 40 ans (environ 4,5% de taux de réussite). En revanche, si la fécondation se fait avec le don d’ovocytes d’une femme jeune, les chances de tomber enceinte augmentent.
Si une grossesse multiple se présente…
Au-delà de deux embryons, le Pr. Tourraine préconise une interruption de grossesse partielle dès le début : avec des triplés, les risques pour la mère et les enfants augmentent considérablement : fausse-couches, naissances prématurées, trisomie… bref, mieux vaut rester raisonnable. "Même si l’on constate que selon l’âge, les conséquences des grossesses multiples sur les embryons n’évoluent que très peu, pour la mère en revanche, les complications sont importantes : hypertension ou hémorragies lors de l’accouchement, très fréquemment par césarienne". Quoi qu’il en soit, une telle grossesse doit être surveillée de très près. Inutile cependant de s’angoisser, les dénouements malheureux restent rares.
Et si c’est une grossesse naturelle ?
Cela ne change rien ! C’est étrange, mais : "On constate que même sans recours aux traitements, les femmes qui tombent enceintes après 40 ans ont autant de chance d’attendre des jumeaux. Et nous n’avons pas d’explication !"
Quelle que soit votre situation, mis à part une surveillance draconienne, il n’y a aucun moyen de limiter les risques de grossesses multiples. Alors détendez-vous et pensez aussi qu’avoir des jumeaux est une expérience extraordinaire : "Lorsque l’on voit comme ils se comportent ensemble dans leur berceau, c’est vraiment une relation exceptionnelle !"
Quelle que soit votre situation, mis à part une surveillance draconienne, il n’y a aucun moyen de limiter les risques de grossesses multiples. Alors détendez-vous et pensez aussi qu’avoir des jumeaux est une expérience extraordinaire : "Lorsque l’on voit comme ils se comportent ensemble dans leur berceau, c’est vraiment une relation exceptionnelle !"
Emilie Trochu
du Professeur Michel Tournaire / Eds. Odile jacob / septembre 2005 / 23,90 €















