Les hormones de jouvence : une bonne idée ?
Les contraintes de la ménopause pousse parfois à avoir recours à des traitements hormonaux. Leur efficacité n’ayant pas été prouvée, une certaine vigilance est de rigueur. De plus, des effets secondaires peuvent se faire sentir.
Le vieillissement s’accompagne d’un déclin plus ou moins brutal de la sécrétion d’un grand nombre d’hormones. A la ménopause, ce sont les œstrogènes qui diminuent fortement.
Il a récemment été démontré que les traitements hormonaux prescrits lors de la ménopause augmentent le risque d’apparition de cancers du sein. En revanche, ils n’ont aucun effet sur les fonctions cognitives et vasculaires.
La DHEA aide-t-elle nos os ?
La DHEA peut avoir des résultats bénéfiques. Mais il ne faut pas négliger les possibles effets secondaires (agressivité, acné), sans compter les effets à long terme encore inconnus à ce jour.
Il a été effectivement prouvé que la DHEA améliore la densité osseuse, la souplesse de la peau et la libido, en particulier chez les femmes les plus âgées.
L'AFSSAPS n'est pas convaincue
Ces résultats n'ont pas convaincu l'AFSSAPS (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé). Dans son rapport du 3 juillet 2001, l’agence conclut que la DHEA n'a pas fait la preuve de son efficacité contre le vieillissement.
D’autres risques ont, en outre, été pointés. Une prise régulière de DHEA pourrait faire baisser le taux de "bon" cholestérol et donc multiplier les risques de maladie cardio-vasculaires.
Pour l’instant, ces risques sont une barrière à la prescription de la DHEA, qui n’est pas en vente libre en France.
Encore plus controversées, les hormones de croissance sont, en effet, loin d’être "source de jeunesse éternelle". Elles sont même la cause de douleurs articulaires et d’augmentation du diabète.
Les antioxydants, une alternative ?
Alternative à ces hormones, les antioxydants réduisent les effets du vieillissement. Constitués de vitamines et de compléments alimentaires, les antioxydants permettent de lutter contre les radicaux libres qui sont parfois produits en excès par l’organisme et qui font vieillir prématurément les tissus.
Une alimentation riche en fruits et légumes apporte une quantité suffisante d’antioxydants. En complément, il est bénéfique de consommer des aliments contenant des vitamines A (beurre, œuf), C (cassis, poivron, kiwi), E (huiles) du sélénium (poisson, œuf, viande), du zinc (fruits de mer, viande) et des polyphénols (vin, thé, fruits et légumes).
Les antioxydants peuvent aussi être pris sous forme de comprimés, mais gare aux excès !





















