La ménopause et le cholestérol

Le cholestérol, lipide indispensable à notre organisme qui sert, notamment, à fabriquer la bile, est un composant qui ne pose pas de problème à une quinquagénaire. En effet, le profil lipidique d’une femme est souvent bon car leur taux de cholestérol reste bas. Mais les choses changent au moment de la ménopause .
Le taux de cholestérol augmente-il lors de la ménopause ?
A partir de la préménopause , les troubles hormonaux entraînent certains symptômes contraignants chez une femme. Petit à petit, la sécrétion d’œstrogènes par les ovaires - qui protège des mauvaises molécules - va diminuer et aboutir à l’arrêt total des règles. A cause de ces changements, le taux de cholestérol d’une femme en ménopause va s’accroître de manière spectaculaire. A tel point que le niveau moyen de cholestérol va être bien plus important chez une femme que chez un homme après 55 ans, alors qu’il était plus bas avant 50 ans.
Le bon et le mauvais cholestérol
Pour bien comprendre le problème du cholestérol durant la ménopause , il faut distinguer deux sortes de molécules :
- Les molécules dites HDL (High density lipoprotein), que l’on appelle "bon cholestérol". Elles permettent notamment de nettoyer les artères.
- Les molécules dites LDL (Low density lipoprotein), que l’on surnomme "mauvais cholestérol". Elles s’accumulent et entraînent, de ce fait, des risques de maladies cardiovasculaires.
Durant les années qui marquent la préménopause et la ménopause (souvent entre 45 et 55 ans), le taux de cholestérol s’accroît de 6 à 9 %. Alors que le taux de HDL diminue de 10% en moyenne, celui de LDL augmente de 10 à 20 % ! De ce fait, les risques de maladies cardio-vasculaires augmentent sensiblement après la ménopause .
Contrôler le cholestérol après la ménopause
Le problème du cholestérol durant la ménopause est parfois traité comme un fait secondaire. Pourtant, la vigilance doit être de mise. La première - et meilleure - prévention de l’excès de cholestérol est de contrôler son alimentation. Ainsi, les produits gras doivent être, le plus tôt possible, remplacés par aliments riche en graisses poly-insaturés. Les fruits et légumes, poissons, céréales et autres huiles végétales sont à privilégier.
Pour les femmes qui connaîtraient des problèmes de cholestérol (taux trop élevé, hérédité…) après la ménopause , un médecin peut prescrire un traitement anti-cholestérol. Ce dernier peut permettre, de manière efficace, d’améliorer le profil lipidique en augmentant le bon cholestérol (HDL). Néanmoins, ce type de traitement doit être pris avec une extrême précaution car il peut engendrer des effets secondaires.
La ménopause entraîne indéniablement du mauvais cholestérol. Pour éviter d’augmenter les risques cardio-vasculaires , il faut contrôler son alimentation le plus tôt possible et éviter, si possible, de traiter le problème par voie médicamenteuse.
Stéphane Pocidalo, mis à jour le 2 février 2010


















