Ménopause : obésité gynoïde et androïde, quel est le lien ?

La ménopause provoque de grands bouleversements dans le corps des femmes. En cas d’obésité, la diminution des estrogènes peut avoir des répercussions assez importantes sur cette maladie.
Après la ménopause, une prise de poids peut survenir. Si elle n’est pas contrôlée, un déséquilibre entre la quantité de calories consommée et celle brulée s’instaure. Cette situation entraine un stockage excessif de graisse et donc une surcharge pondérale qui s’installe et évolue jusqu’à l’obésité. Selon les parties du corps concernées, on parlera obésité androïde ou gynoïde.
Obésité androïde et ménopause
On constate souvent que les femmes sont complexées par leur culotte de cheval et les hommes par l’arrondie de leur ventre. Le terme androïde désigne les morphologies masculines. On parle donc d’ obésité androïde , lorsque la répartition des tissus graisseux s’installe dans la partie supérieure du corps et dans l'abdomen.
Cette transformation est inévitable chez les personnes peu sportives, amatrices de bonnes chairs, d’alcools et d’autres denrées hypercaloriques. Plus que l' obésité gynoïde , l’ obésité androïde a des conséquences assez terribles sur l’état de santé général. Elle est par exemple corrélée à des pathologies telles que l’hypertension, l’hyperinsulinémie, les maladies cardio-vasculaires et le diabète gras… Chez les femmes, la ménopause et la prise de poids qu’elle peut générer, constitue un bouleversement physiologique favorable à l’évolution morphologique du gynoïde vers l’androïde.
Obésité gynoïde et ménopause
Le terme gynoïde désigne les morphologies féminines. L' obésité gynoïde fait donc référence à une concentration des graisses dans les parties inférieures du corps. Il s’agit essentiellement des hanches, des fesses et des cuisses. Pour des raisons hormonales, cette forme d’ obésité se développe surtout chez les femmes avant la ménopause .
La ménopause : de l’obésité gynoïde à l’androïde
Les hormones mâles réduisent la quantité de cellules graisseuses présentes dans la partie inférieure du corps. Chez les femmes au contraire, les œstrogènes en augmentent le nombre. Ainsi, la répartition androïde ou gynoïde des graisses dépend des hormones sexuelles mâles et femelles (testostérones et œstrogènes).
Un homme qui a un taux insuffisant de testostérone peut développer une obésité gynoïde (il grossit des fesses, des cuisses...). De même, chez les femmes, la baisse du taux d’œstrogènes qui survient au moment de la ménopause, provoque un passage de l’ obésité gynoïde à l’ obésité androïde .
Plus qu’un problème hormonal, les obésités gynoïde et androïde , sont les conséquences directes de la "malbouffe" et de la sédentarisation. Beaucoup plus sujettes aux prises de poids, à la ménopause , les femmes doivent donc veiller à conserver une activité physique régulière ainsi qu’une alimentation saine et équilibrée.
Faustine Aziavi, mis à jour le 8 avril 2010
... Regards croisés entre gynécologues et psychanalystes/ De Pascale Bélot-Fourcade, Diane Winaver / Erès / mars 2004 / 25 €


















