Ménopause : les vertus de la phytothérapie…

A la ménopause , bouffées de chaleur, déprimes passagères,
troubles du sommeil et contrariétés… deviennent le quotidien de la
plupart des femmes. Pour y remédier les THS restent le traitement le
plus utilisé. Cependant, de plus en plus de femmes ont recours à la phytothérapie.
La phytothérapie
est une méthode traditionnelle qui consiste à utiliser des produits de
santé naturels (à base de plante) pour soigner certains maux. La
rédaction de Vivolta, vous présente les phytoestrogènes , "les œstrogènes de plantes", une alternative à ne pas négliger à la ménopause
Les phytoestrogènes expliquées aux novices…
Une année après l’arrêt total des règles, on peut considérer que la ménopause
est avérée. La rupture de l’équilibre hormonal qu’elle provoque,
entraîne un certain nombre de désagréments généralement traités par les
THS. Toutefois, certaines plantes peuvent avoir des effets similaires à ceux produits par les oestrogènes organiques ou médicamenteux, il s’agit des phytoestrogènes . "Les oestrogènes de plantes ", sembleraient avoir une action thérapeutique sur les symptômes de la ménopause
. Cela s’explique par leur richesse en isoflavone, une molécule qui,
sans être identique, se rapproche de celle présente dans oestrogènes
organiques.
A chaque plante son effet sur les désagréments de la ménopause…
A la ménopause, la valériane atténuerait les troubles du sommeil et l’anxiété …
Véritables antispasmodiques, les extraits de valériane sont un sédatif efficace du système nerveux. Cette plante "tranquillisante" facilite l’apparition du sommeil ainsi que la relaxation musculaire. Après la ménopause , cette plante qui contient des phytoestrogènes
permettrait de calmer les insomnies. La Valériane, pousse en milieu
humide, elle se trouve donc en abondance sur les continents Européen,
Asiatique et Américain.
La valériane se consomme sous de nombreuses formes : teinture mère, infusion, gélules, huiles essentielles… Vous pouvez par exemple l’utiliser en usage externe dans un bain. Pour cela faites infuser 100 gr de racines de valériane dans 2 litres d'eau bouillante et ajoutez ce mélange à l'eau de votre bain. En tisane, versez de l’eau bouillante dans une tasse, faites-y infuser 2 à 3 gr de valériane séchée pendant quelques minutes (4 ou 5 tasses d’infusion par jour).
La sauge et la luzerne : des remèdes contre la transpiration et les bouffées de chaleur ?
Une
bouffée de chaleur est une sensation d'échauffement soudain et
passager, qui monte depuis la poitrine vers la tête et les bras. A la ménopause
, près la moitié des femmes en sont atteintes. Causées par des
variations hormonales, les bouffées de chaleurs s’accompagnent de
problèmes de transpiration assez gênants. Les phytoestrogènes
tels que la sauge et la luzerne, reconnues pour leurs vertus
antisudorifiques (qui combat ou réduit la transpiration), atténuent
voire font disparaître ces symptômes, attribuables à la ménopause .
Ces deux plantes se retrouvent sous diverses formes. Un vin tonique peut par exemple atténuer vos problèmes de transpiration. Pour cela, faites macérer 80 g de feuilles de sauge dans 1 litre de vin (rouge ou blanc) pendant 1 semaine. Attention, la préparation du vin tonique requiert des précautions particulières (stérilisations, matériels spécifiques etc…). Demandez conseil à un professionnel pour la préparation et la posologie. Il existe aussi des comprimés de sauges et de Luzernes, que vous trouverez très facilement en pharmacie. Référez-vous alors à la posologie indiquée dans la notice.
La mélisse, améliorerait l’état dépressif lié à la ménopause
La médecine traditionnelle propose un large éventail de possibilités pour lutter contre la dépression. Néanmoins, arrivées à la ménopause
, certaines femmes optent pour les phytoestrogènes. La mélisse semble
être réputée, pour améliorer les déprimes légères et passagères. Plus
précisément, cette plante qui contient des phytoestrogènes
, permettrait de diminuer, voire de faire disparaître les troubles
somatiques associés à la dépression : migraines, nervosité, spasmes
digestifs, palpitations.
La mélisse aiderait également les personnes fragilisées à reprendre confiance en elles.
Comme les autres phytoestrogènes , la mélisse peut se trouver sous différentes formes. Vous pouvez par exemple la consommer :
- en poudre de racine (obtenue par cryobroyage).
- En teinture mère. Il s’agit d’un mélange d’alcool et de plantes fraîches broyées macérées dans de l’alcool afin d'en extraire le principe actif. La teinture mère est assez désagréable au goût. Pour une meilleure efficacité, consommez-en jusqu'à 30 gouttes dans un verre d'eau, 3 fois par jour.
A la ménopause, pour éviter les erreurs éventuelles, il est conseillé de se procurer les phytoestrogènes
en pharmacie et de strictement respecter la posologie indiquée sur la
notice. Autrement, en cas de doute, l’avis d’un professionnel est
indispensable.
Retenez-également que l’assimilation des phytoestrogènes
par l’organisme est de 100 à 1.000 fois moins forte que celle des
hormones naturelles et les hormones de synthèses (présent dans les
THS).
Ménopause, phytoestrogènes et contre-indications…
De même, l’abus ou la mauvaise utilisation des phytoestrogènes
peut avoir des répercussions sur l’organisme. Par exemple,
l’association du ginseng et de certains médicaments anticoagulants peut
provoquer des saignements.
Attention, selon l’Afssa (Agence française de sécurité sanitaire des aliments), à ce jour, les effets thérapeutiques des phytoestrogènes sur les troubles de la ménopause ne sont pas démontrés scientifiquement. Cependant, certaines études montrent qu’à la ménopause , l’action de la phytothérapie peut varier selon organisme hôte, l'équilibre hormonal de celui-ci et le type de phytoestrogènes ingérés.
Faustine Aziavi, mis à jour le 5 mars 2010


















