La gastrosexualité : le plaisir des cinq sens
Après les métrosexuels, voici les gastrosexuels, un nouveau phénomène de mode. Joëlle Mignot, auteur de "Carnet de recettes pour deux d’une femme amoureuse", décrypte avec nous cette tendance forte.
On connaissait les ubersexuels et les métrosexuels, nés au début des années 2000, mais cette nouvelle catégorie de gastrosexuels ("GS") est encore assez méconnue. Mêler cuisine et séduction, prôner un art de vivre : voici l’apanage de tout ou toute gastrosexuel(le) qui se respecte. Cela n’a pourtant rien de purement sexuel malgré cette appellation curieuse, car il s’agit de séduire ses amis autant que son homme, futur ou actuel. Une doctrine, un terme générique : la gastrosexualité est une ode aux plaisirs des cinq sens. Joëlle Mignot, auteur de "Carnet de recettes pour deux d’une femme amoureuse", nous donne son avis sur cette mode.
La gastrosexualité ou la cuisine aphrodisiaque
- Joëlle Mignot, connaissiez-vous ce nouveau concept de gastrosexuel ? Qu’est ce que cela vous inspire ?
Je ne connaissais pas, non ! Mais c’est un terme assez peu sexy... J’imagine que cela revient à faire plus que simplement la cuisine. C’est penser un moment de partage en y incluant le plaisir des sens et en particulier en privilégiant l’oralité comme point de départ de la séduction… Ce qui est vrai pour le baiser.
- Cuisine et amour, comment établissez-vous un lien entre les deux ?
Le lien entre cuisine et amour se joue à plusieurs niveaux : dans l’intention même de préparer un moment délicieux où les cinq sens sont en action animés par le don de soi, le désir de faire plaisir par la sensualité, le partage et l‘attention à l’autre. Pour résumer, cuisiner c’est aimer et il existe une forme de "cuisine de l’amour", le choix des "ingrédients" étant primordial !
- Votre ouvrage livre des secrets à travers ses recettes pour reconquérir un homme. Comment est-ce possible ?
Tout dépend du cadre du couple. C’est un peu du second degré quand j’évoque cela dans l’ouvrage... Mais on entend souvent dans les doléances des hommes (ou des femmes) cet abandon des moments de partage à deux, trop pris par le travail, les enfants, les habitudes… En fait, cela peut être un conseil pour redonner place à des moments d’intimité oubliés.
- Il existerait donc selon vous des recettes de l’amour ? Pouvez-vous en donner quelques exemples ?
En voici une : une grande cuillérée d’écoute de l’autre dans sa différence. Une bonne dose de sensualité et d’audace, une pincée d’inventivité. Et prendre le temps de laisser mijoter… en laissant tomber le passé !
Gastrosexuels : les cuisiniers de l'amour
- Avez-vous recueilli des témoignages de lecteurs par exemple qui vous parlaient de leurs réussites, de leurs reconquêtes amoureuses grâce à vos conseils ?
Pas dans ces termes, mais beaucoup d’hommes l’ont offert à leurs femmes, ce qui est un message pour eux. Beaucoup m’ont dit avoir appris des choses puisque je me suis basée sur mon expérience de sexologue et que tous les apports "scientifiques" sont sérieux.
- A qui s’adresse votre ouvrage ?
A des hommes, des couples, des femmes... Il a été l’occasion de nombreux cadeaux de mariage à des jeunes couples.
- Faut-il être initié, aguerri, être un fin cuisinier pour suivre vos recettes ? Ou pensez-vous que tout le monde peut s’y mettre ?
C’est un livre grand public et les recettes sont réalisables par tous. Il suffit de s’y mettre !
- Cuisine et psychologie sont intimement liées selon vous ?
C’est évident puisque l’acte de cuisiner est un concentré d’émotions autour du désir et du plaisir, un "va et vient" entre conscient et inconscient" qui sont les bases de la sexualité humaine et de l’amour.


















