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Alzheimer, des traitements inefficaces ?

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Les médicaments contre la maladie d'Alzheimer
Aucun traitement curatif de la maladie d’Alzheimer n’a pour le moment été découvert. Seuls des traitements permettant de ralentir la progression des troubles cognitifs ou d’atténuer les troubles périphériques de la maladie existent. L’objectif de ces thérapeutiques: ralentir le déclin fonctionnel pour améliorer la qualité de vie des malades et de leurs proches.

Alzheimer est une maladie dégénérative et progressive : une fois déclarée, l’espérance de vie moyenne est alors de 8 à 12 ans. Le stade léger se caractérise par des pertes de mémoire occasionnelles, liées aux informations récentes. Puis les capacités de jugements sont atteintes, et le langage altéré. Enfin, le stade avancé se caractérise par la nécessité d’une prise en charge constante. Plus tôt la maladie est appréhendé, plus efficaces seront les traitements.


Traitements spécifiques de la maladie d’Alzheimer


Il existe à l’heure actuelle quatres médicaments spécifiques, répartis en deux classes : les anticholinestérasiques et les antiglutamates. Ces médicaments ne sont pas prescrits par des généralistes, qui ne sont habilités qu’à renouveler les prescriptions. Ce sont les gériatres, psychiatres ou neurologues qui prescrivent ces traitements.
Mais ces médicaments restent controversés : non seulement à cause de leurs effets secondaires, mais aussi parce que leur efficacité réelle est sujette à caution. Ces traitements réagissent de manière très différentes selon les patients, certains ne répondant pas aux médicaments. De plus, dans le cas des anticholinestérasiques, le traitement n’est efficace que dans les premières années de la maladie.


Les anticholinestérasiques


La maladie d’Alzheimer est caractérisée par des lésions du cerveau. Ces lésions s’accompagnent d’une baisse de l’acétylcholine, neurotransmetteur qui permet aux neurones de la mémoire de communiquer. Les anticholinestérasiques ont donc pour but d’empêcher la destruction de cette molécule, et de préserver les liaisons neuronales. Trois molécules différentes mais aux effets similaires sont aujourd'hui employées : donépézil (présente dans le médicament Aricept®), galantamine (présente dans le médicament  Reminyl®) et rivastigmine (présente dans le médicament Exelon®).
Leur utilisation permet une meilleure coordination des mouvements et une amélioration de la concentration, de la conversation et de l’activité intellectuelle du malade. Par contre, aucun effet notable n’est relevé pour la mémoire. Mais ces médicaments présentent des effets secondaires fréquents, tels que des troubles digestifs ou du sommeil. De plus, le traitement n’est efficace que dans les premières années de la maladie.


Les antiglutamates


Une seule molécule est actuellement utilisée, et ce traitement est prescrit aux stades les plus avancés de la maladie. Cette molécule à pour but de stopper les récepteurs du glutamate, une molécule responsable d’une excitation toxique du système nerveux. La mémantine (présente dans le médicament Ebixa®) a pour but d’améliorer les gestes de la vie quotidienne, et de diminuer les troubles du comportement du patient.


Traitements périphériques


Par ailleurs, différents spécialistes peuvent être amenés à prescrire des médicaments pour certains troubles périphériques. On estime ainsi que 40% des malades sont sous antidépresseurs. Des neuroleptiques peuvent aussi être indiqués contre les hallucinations, ou encore des anxiolytiques pour l'angoisse.


Des thérapies pour ralentir la maladie


A coté de ces traitements médicamenteux, il existe des thérapies qui visent à entrainer et à préserver les capacités intellectuelles du malade. Des exercices qui font travailler les facultés cérébrales et de mémoire, des techniques de rééducation orthophonique pour palier aux troubles du langage, ou encore de la kinésithérapie pour la coordination. L’ergothérapie démontre aussi une bonne efficacité pour entretenir ou se réapproprier les gestes de la vie quotidienne.
On peut aussi citer la luminothérapie, la pratique de la musique et du chant, ou encore la thérapie animale, qui sont parfois utilisées pour améliorer les comportements des malades.


La prise en charge


Depuis 2004, la maladie d’Alzheimer est classée dans la catégorie des affections longue durée (ALD). A ce titre, les traitements spécifiques de la maladie sont intégralement pris en charge par l’assurance maladie. Mais les soins périphériques ne sont eux pas pris en charge à 100%. Le coût mensuel des médicaments traitant Alzheimer est évalué à 90/100 euros par mois.


L’avenir des traitements


Ces traitements, qui sont encore d’une faible efficacité, ne sont utilisés que par un tiers des patients. Le but de la recherche aujourd’hui est donc double : améliorer le dépistage, pour une administration plus précoce des traitements anticholinestérasiques, et trouver de nouvelles molécules capables de prévenir et ralentir les lésions cérébrales.
La recherche travaille sur des traitements qui agiraient sur la formation des plaques séniles, donc sur l’accumulation de la protéine beta-amyloïde dans le cerveau. A ce titre, la molécule netrin-1, testée sur des souris, semble offrir des perspectives prometteuses. Le travail s’oriente aussi vers la recherche d’une molécule capable de freiner la protéine Tau, responsable de l’enchevêtrement fibrillaire.
En 2008, lors d’un congrès américain, des études réalisées sur un médicament, le Rember, ont démontré une relative efficacité de cette molécule. Le médicament a été testé sur 321 personnes, et les résultats étaient plutôt encourageants : sur 19 mois, les patients traités semblaient voir la maladie stagner, au contraire des patients placés sous placebo.
Enfin, des recherches sont aussi en cours pour mettre au point un vaccin contre la maladie. D’après des essais effectués sur des animaux, cette perspective serait envisageable. Néanmoins, les études réalisées sur l’homme restent inefficaces et porteuses de graves effets secondaires.


A l’heure actuelle, ces traitements ne peuvent pas stopper la maladie, juste ralentir la progression des troubles. Mais ils contribuent à améliorer un peu les conditions de vie des patients, et celles de leurs familles, souvent gravement affectées par la maladie.


Alexandra Zawadzki

Vos commentaires
  • Posté par soso12 le 2009-11-24 09:46:42

    Il ets malheureux de constater que les traitements contre Alzheimer ne sont encore qu'au stade expérimental. Espérons que la recherche sur Alzheimer fera des progrès rapidement.


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Parents âgés : Source d'inquiétude pour les enfants, il faut connaître les aides fiscales, sociales et financières ou les structures d'accueil pour aider au mieux les parents âgés. Faut-il accueillir et vivre avec la personne âgée dans son foyer ou la placer dans une résidence d'accueil ? Faut il opter pour une curatelle, une tutelle ou une sauvegarde de justice quand il faut les aider à gérer leur argent et leurs comptes ?


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