La place et le rôle des grands-parents évoluent
La place des grands-parents
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La place des grand-parents
La famille répond à un schéma très simple : un "noyau dur" constitué par les deux parents et les enfants, autour duquel gravitent des "atomes" que sont les grands-parents, les oncles et tantes, les cousins et cousines, etc… Pour une communication optimale, les "interférences" entre les différents groupes doivent être limitées. Autrement dit chacun doit tenir son rôle et ne pas empiéter sur celui des autres. Pas d’excès de zèle donc.
Mais reste à définir la place exacte des grands-parents dans la famille ? Sans avoir la prétention de détenir "la" réponse, on pourra néanmoins avancer quelques pistes de réflexion. Mesdames, si votre fille ou votre belle-fille vous reproche de trop gâter les enfants. De faire preuve d’une trop grande autorité ou au contraire d’une trop grande bienveillance envers eux, ne prenez-pas la mouche. Soyez à l’écoute et essayez de vous replacer dans le contexte où vous êtes la jeune maman et votre fille, votre mère ou belle-mère.
Pourriez-vous dans ce contexte "être légitimement agacée" ? Grâce à ce petit jeu de rôle, vous vous rendrez mieux compte de votre degré d’ingérence dans l’éducation de vos petits-enfants. Car comme nous le rappelle Claudine Attias-Donfut, sociologue et directrice de recherches sur le vieillissement à la Cnav: "être grand-parent, c'est être parent en second."
Un lien générationnel à la fois fort et fragile
Arrêtons-nous à présent sur une situation très courante : l’arrivée du premier petit-enfant dans la famille. Il n’est pas rare qu’à l’occasion de cette naissance on assiste à une confusion des rôles. Comme si cet heureux événement réveillait chez le grand-parent le besoin de se sentir parent à nouveau.
Et cela est d’autant plus vrai pour vous mesdames qui avez eu la chance de donner la vie. Au prétexte (tout à fait louable) de vouloir soulager votre fille ou votre belle-fille, vous aurez tendance bien souvent à vous immiscer "un peu trop" dans l’éducation des enfants. Et même si vos conseils (en bon prescripteur que vous êtes) et votre soutien ont toujours été très appréciés, vos proches pourraient se sentir passablement irrités par votre trop grande implication dans les affaires familiales.
"Elle ne veut plus me laisser voir mes petits-enfants !" ou "Elle fait tout pour m’en éloigner !" sont des témoignages très fréquents de grands-parents désespérés. Un désespoir qui tient au fait qu’ "un petit-enfant n’est pas n’importe quel enfant, mais bien l’enfant d’un enfant" comme nous l’explique Jean-Pierre Durif Varembont, psychologue-psychanalyste.
De même qu’un grand-parent, n’est pas n’importe quel grand-parent, mais le parent d’un parent. Dans cette perspective, il est évident que rompre définitivement le lien grand-parent/enfant conduira nécessairement à des situations psychologiquement difficiles et des carences affectives sérieuses. Parce qu’être une bonne grand-mère ne s’apprend pas dans les livres, osez vivre l’expérience. Patience et écoute resteront vos meilleurs alliés…
De Alison Maloney / Editions Fetjaine / février 2009 / 159 pages / 12,90 €
...Avec leurs petits-enfants
Grands-parents la famille à travers les générations
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