Sur Vivolta, je suis tous les jours à 8 h 45 en maître de cérémonie et hôte de l’émission qui porte modestement mon nom: Gildas&Co.
<
Septembre 2008
>
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
15
16
17
18
19
20
21
22
23
24
25
26
27
28
29
30
Parlons-en...

 

En créant Vivolta, nous avons voulu d’emblée faire de cette chaîne bien plus qu’une chaîne de télé comme les autres. Et cette exigence passait nécessairement par le développement parallèle aux images de VIVOLTA TV d’un site Web, VIVOLTA.COM. Ce site est le relais de l’antenne, mais il est bien plus que cela et nous souhaitons développer une véritable interactivité entre vous internautes et téléspectateurs et nous animateurs et gens du Web. Mon blog, au même titre que celui de mes 7 compères d’antenne, démontre cette volonté. Je vous souhaite une bonne lecture de mes notes qui ont pour ambition de vous faire partager le quotidien de notre chaîne de l’intérieur…

Lundi 14 juillet 2008

En regardant ce matin le plateau exceptionnel du 14 juillet sarkozien, je me suis souvenu que, moi aussi, j'avais défilé sur les Champs. Je l'avais oublié, c'était en 1961. Déjà une année difficile pour l'armée française , un putsch à Alger en avril, il fallait au moins ça pour que le soldat de 2ème classe Gildas ait l'insigne honneur de défiler.


En fait, les paras putschistes furent interdits de défilé. On les remplaça par des soldats très ordinaires, les fantassins du 91è régiment d'infanterie basés à Frileuse, près de Mantes.


Quelle galère ! Au lieu de préparer ces recrues à ce qui les attendaient 3 mois plus tard dans le djébel en Algérie, ce fut 2 mois d'entraînement à 5 heures du matin pour apprendre à défiler par rangs de 16, plus 8 jours pour appendre à rouler les tenues de combat toutes neuves dont on nous avait affublé, pour la bonne raison que c'était des tenues pour géants, des rebuts, qui nous montaient sous les aisselles et qu'on apprit à rouler autour de nos ceinturons. Sauf que... quand on s'est mis à descendre les Champs au pas, les pantalons trop grands se sont déroulés, on a tous fini avec des sarouals de zouave, entrejambes à la hauteur des genoux, 48 heures d'arrêts de travail parce que la peau des cuisses avait été arrachèe par la toile écrue, jamais lavée.


Le 14 juillet, on est parti de Frileuse à 3 heures du matin pour la caserne Charras de Courbevoie. Malheur, au 1er virage, un de nos camions est allé au fossé, le chauffeur, jugé trop mauvais tireur, avait été reclassé conducteur la veille !

2è malheur, il avait plu dans la nuit et la cour en machefer de Charras a transformé nos guêtres blanches en chaussettes noiratres. On a dû tous ensemble repeindre nos guêtres au blanc de chaux ! A 5 heures 30, on était en répétition de part et d'autre des Champs Elysées pour apprendre une dernière fois à faire une présentation synchronisée des armes, aux ordres de notre pitaine, chaque fois qu'un gradé passerait devant nous, c'est à dire un toutes les 30 ou 40 secondes. Oui mais ...


Alors que le défilé allait commencer à partir de l'Arc de triomphe, nous autres à la hauteur du Fouquet avons entendu un véritable tonnerre, un énorme roulement de tambour, c'était les chars qui s'apprêtaient à descendre. Vous dire que le pitaine pouvait toujours crier : "Présentez , Armes!", on ne l'a plus jamais entendu. Et quand les troupes à pied ont commencé à passer, on ne pouvait même plus le voir. Jolie pagaïe dans la levée des fusils !


Et quand la cémémonie touchant à sa fin, on a pris notre place dans le défilé , 3è malheur, nous étions coincés derrière une musique normale mais juste devant celle de la légion , des légionnaires justement célèbres pour leur pas ralenti . Nous , on n'avait pas appris à choisir entre 2 vitesses, on a donc fait l'accordéon.


Je vous jure que tout ceci est vrai comme est vrai qu'ayant 2 mois plus tard été muté à Paris au 1er Train, j'ai redéfilé le 11 novembre. Je mérite une médaille, non ?


Peut-être à demain

 
 

Jeudi 10 Juillet 2008

Dernier 20 heures de PPD comme disent les Guignols...J'ai vécu 9ans avec PPD dans NPA. On improvisait tous les soirs le passage de témoin. Je savais que c'était Yves Lecoq qui me répondait, il n'empêche que chaque soir c'est à Patrick que je parlais !

Ce que les Guignols ont toujours ignoré, c'est que c'est moi et personne d'autre qui ait amené Patrick Poivre d'Arvor à la télé. Aujhourd'hui où l'on s'étonne qu'un nouveau président de la République réforme l'audiovisuel, on oublie que VGE a fait bien plus fort en décembre 74, sept mois à peine après son élection, en explosant l'ORTF . Les équipes des 3 chaînes existantes , de la direction aux soutiers avaient été complètement bouleversées, remaniées de fond en comble, y compris la radio, donc France Inter où je présentais, animais, dirigeais le 6h/9h . Mis à la porte de la radio, on me proposa de devenir le directeur de la rédaction de la 2 dont Marcel Jullian devenait le PDG. C'était pour moi un retour non recherché à la télé puisque j'avais été le rédac chef de Desgraupes de Février 70 à l'été 72 où l'on nous a priés d'aller voir ailleurs parce que pas assez respectueux du pouvoir pompidolien.

Pourquoi je vous raconte tout ça ?

1/ Parce que je ne suis jamais arrivé à A2 : on a fait croire que j'étais communiste , si! si! Donc interdit de télé, la faute à Desgraupes, le pauvre!

2/ Parce que, entretemps, quand j'étais encore directeur pressenti, on m'avait permis de choisir dans mon équipe de France Inter un journaliste, un seul. Pour le reste, le ministère de l'information saurait choisir . Moi j'ai choisi le petit jeune qui faisait la revue de presse à 8h30, le futur PPDA, journaliste que je devinais plein d'avenir. La suite, Patrick l'a construite tout seul.

3/ J'ajoute un détail que les téléspectateurs ont oublié : Jusqu'en septembre 1971 les JT de 20heures étaient présentés par des journalistes qui se relayaient, par exemple Mougeotte, Georges Walter et moi-même en 70/71. A la suite d'un séjour pro à New York, j'ai convaincu Desgraupes que pour être crédible, il fallait, comme le faisaient les grandes chaînes américaines,un présentateur unique, ayant une expérience certaine, donc Desgraupes lui-même, qui s'empressa de refiler la patate chaude à son excellent second Joseph Pasteur. Ainsi naquit le présentateur unique du 20 heures. Le plus difficile fut de trouver un prompteur, car présenter tous les jours supposait d'être aidé, etc.

Au revoir Patrick, sur d'autres terrains de chasse ! Je pense que ton record de durée tiendra longtemps, bravo !

 

 
 

Samedi 31 mai 2008


Bonjour !

Pour ceux d'entre vous qui ne le sauraient pas, Gildas & co vous accompagnera tout l'été sur l'écran et sur le net, aux heures habituelles pour la télé : 8h45, 12h30, 18h30 et 22h30, l'occasion pour vous de découvrir toute la palette de nos invités depuis le 1er jour d'antenne, le 10 décembre.

Je pense qu'il était difficile de faire mieux, tous ceux qui ont fait l'actualité sont venus et surtout sont repartis heureux, car on est bien reçu sur Vivolta, ce qui est rarement le cas pour les artistes dans la plupart des talk show des autres chaînes

Bien entendu, avec le recul, vous aurez sûrement des choses à nous dire, des suggestions, des critiques , des désaccords, etc

A demain

 
 

Dimanche 25 mai 2008

Rebonjour,

Pour la semaine à venir, un mot des invités car vous ne verrez pas ailleurs, ou pas comme sur Vivolta

Demain lundi, Robert Ménard, Reporters sans Frontières, c'est lui qui a gâché le tour du monde de la flamme olympique "chinoise". Il vous expliquera ses 25 ans de combat pour la liberté d'informer. D'accord ou pas avec lui, venez l'écouter.

Mardi, Myriam Boyer, la meilleure comédienne de l'année, aussi grande que Simone Signoret, et pourtant vous ne la voyez pratiquement jamais à l télé . 8O minutes de bonheur et d'émotion avec la maman de... Clovis Cornillac!

Et mercredi, l'unique, l'inimitable Francis Lalanne , de retour avec un pamphlet en vers! Si, si !

C'est dans Gildas & co et pas ailleurs. Essayez et commentez