Retraite : bien choisir son lieu d'habitation
A l’heure de la retraite, il est difficile de choisir un lieu de résidence totalement adapté à ses besoins. Privilégier les commodités ou la qualité de vie ? Choisir la ville ou le bourg ? Vivolta tente de vous orienter selon vos envies.
Lorsqu’on était jeune et insouciant, chacun d’entre nous rêvait d’une vie idyllique à l’âge de la retraite. Pourtant, au moment où l’heure des choix sonne à la porte, la décision de la destination s’avère bien plus difficile que prévue. Et pour cause, de nombreuses problématiques entrent en jeux. La proximité avec ses enfants ou ses petits enfants, les attraits d’une région, la qualité de l’habitat, l’état de ses finances, son état de santé... Des aspects qui ont de l’importance et qui nécessitent d’être évalués quelques années avant la retraite. Ces dernières années, plus de 9 Français sur 10 sont restés dans l’Hexagone au moment de la retraite. Néanmoins, près d’un retraité sur deux ont quitté la Capitale pour la province. Alors, que choisir ?
La ville, pour les multiservices
Evidemment, choisir de vivre dans une ville nécessite de supporter, jusqu’à la fin de ses jours, les nuisances. La pollution, le bruit ou l’exiguïté des logements sont de vraies contraintes au quotidien. Néanmoins, le choix de rester en ville peut être lié au fait de vouloir rester proche de sa famille. Et la possibilité d’avoir accès à toutes les commodités de la vie moderne est garantie. Inutile de prendre sa voiture pour aller au cinéma, au musée ou pour les soins de santé. Avoir le choix des services est une donnée importante pour bon nombre de jeunes retraités.
Le bourg, telle une micro-ville
Si on quitte la ville pour le bourg, c’est qu’on choisit de troquer un peu de services au profit de la qualité de vie. En effet, le jeune retraité va pouvoir profiter d’un environnement plus sain et, logiquement, plus grand. Ces dernières années, le confort en milieu rural s’est nettement amélioré. Et les commerces font de la résistance : la boulangerie, boucherie, coiffeur et la pharmacie restent à proximité. Pour de nombreuses personnes, le bourg est la meilleure alternative ville/campagne car le dépaysement n’est pas total, loin s’en faut. Néanmoins, une minorité d’entre elles mettent plusieurs années avant de se sentir vraiment chez soi. D’où l’importance de créer de nouvelles amitiés avec le voisinage.
Le hameau, comme une famille
Plus encore que le bourg, vivre dans un hameau demande de bien s’entendre avec son voisinage. Car le nombre de maisons se compte sur les doigts d’une main. En revanche, l’entraide entre les personnes peut être très forte. Le hameau fonctionne comme une famille et les petits soucis du quotidien (bricolage, jardinage, cuisine…) sont rapidement résolus. Si on veut passer sa retraite dans un lieu à taille humaine, il ne faut pas craindre la proximité avec l’entourage, ni de prendre la voiture pour aller faire ses courses.
La maison isolée, tranquillité garantie
Si vous étiez citadine, la transition avec cette nouvelle vie pourrait se révéler radicale ! Choisir de vivre dans une maison isolée à la retraite est, d’abord, le choix de la tranquillité et de la solitude assumée. Très souvent, cette décision s’est prise en couple. L’idée de se sentir libre et de rompre totalement avec une vie sociale bien agitée justifie souvent cette volonté. Sachant que la ferme la plus proche se situe à 2 kilomètres au minimum, mieux vaut ne pas avoir peur de vivre dans une maison isolée, ni de prendre un moyen de locomotion pour faire le moindre achat ou même voir des amis. Et si vous rencontrez fréquemment des complications de santé, autant vous dire qu’il n’est pas vraiment conseillé de vivre à l’isolement…
Néanmoins, que vous choisissez la ville ou la campagne, le principal est bel et bien de profiter de cette nouvelle étape de la vie. Et de vivre heureux...
Stéphane Pocidalo

















