La retraite, moi jamais...
Changements d'orientation
| Index de l'article |
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| De nombreux seniors veulent travailler à vie |
| Qui sont ces passionnés du travail ? |
| La société vis à vis des 60 ans |
| Changements d'orientation |
Changements d'orientation
- Existe-t-il des dérogations pour ceux qui souhaitent continuer indéfiniment ?
Ca commence ! De nouvelles réformes sont à venir, elles vont permettre à chacun de connaître une activité professionnelle plus longue s’ils le souhaitent. On ne pourra bientôt plus licencier les gens dans le domaine privé. Par exemple pour les secrétaires de direction qui se sentent encore, après 60 ans, de continuer, qui trouvent dans leur job une motivation et un véritable épanouissement… D’autre part, jusqu’à présent dans le privé, les gens ne pouvaient pas retravailler dans une nouvelle structure avant 6 mois d’arrêt. Cette période d’arrêt leur était imposée. Mais, depuis le 1er janvier 2009, cette loi est supprimée, on peut retravailler ailleurs directement. En revanche, ça n’est pas la même chose pour le public, malheureusement. Par exemple, certains chercheurs trop âgés sont contraints de s’exiler à l’étranger pour continuer à travailler !
- Certains aussi ont l’audace de bifurquer et de tenter une nouvelle carrière. Sont-ils de plus en plus nombreux ?
Ils sont plus nombreux mais surtout plus visibles. Il est souvent trop tôt lorsque la vie professionnelle les met de côté, alors beaucoup se lancent dans des activités de service en montant un restaurant ou un gîte rural. Il y a aussi beaucoup de services à la personne ou des activités où ils peuvent mettre leurs compétences au service des autres : traducteur par exemple. Beaucoup ont toujours été sensibles à l’écologie alors ils montent des entreprises de conseil en environnement, des structures qui construisent des éoliennes…
- Des exemples ?
D’autres choisissent ce moment pour se lancer dans une passion. J’ai entendu l’histoire d’un comptable qui est devenu plombier car il en rêvait depuis toujours… Puis un œnologue qui, après des décennies à travailler, ne supportait plus le vin et la vision d’une bouteille, il est aussi devenu plombier. Il y a aussi l’histoire de Michel Abitbol, homme politique proche de Charles Pasqua et qui a tout laissé tomber pour monter un restaurant.
Les raisons sociologiques de ces "bifurcations tardives" et de cette "audace assumée" sont qu’aujourd’hui la vie est plus longue, on croise beaucoup plus de gens pendant une vie, on est beaucoup plus ouverts et inventifs… C’est la nouvelle crise de la quarantaine ou de la cinquantaine, une sorte de "démon de midi professionnel" ! On a envie de s’éclater, d’assouvir ses désirs, d’exploiter sa motivation… mais dans le travail !
















