Un désastre annoncé
C’est l’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand, le 28 juin 1941, à Sarajevo qui déclenche l’engrenage de ce conflit. Mais la tension est palpable. Il existe à cette époque suffisamment de rivalités entre les grandes puissances pour qu’un conflit éclate. Aucun Etat ne souhaite la guerre et parallèlement à la préparation, tous essayent de faire la paix. Chacun sait que si une guerre éclate, les évolutions techniques en feront une guerre terrible. C’est alors l’esprit de la Haie avec les conférences de 1889 et de 1907.
Lorsque la guerre éclate, les soldats partent dans l’idée que cette bataille ne durera que quelques mois. Sans réellement comprendre les raisons de ce conflit, ils se battront jusqu’au bout. Très vite, ils s’aperçoivent que les armes allemandes sont beaucoup plus puissantes. Près de 100 ans après, les derniers poilus racontent leur peine, leurs traumatismes et leur incompréhension. La frustration aussi d’être parti au front, et de savoir que d’autres, les "embusqués" sont restés chez eux, près de leur famille, de leur femme.
La vie à l’arrière du front
Des femmes qui se sont adaptées sous l’occupation. Beaucoup d’entre elles ont pu occuper des postes jusque là réservés aux hommes. A la veille de la guerre, la France comptait 27 femmes avocates sur 7.300 avocats. Parmi eux, 3.000 ont été mobilisés. Les femmes vont devoir prendre la relève et beaucoup d’entre elles vont défendre devant les français restés à l’arrière mais aussi les soldats devant les conseils de guerre. Ce sera pour elles l’occasion de prouver qu’elles sont capables d’exercer des professions dominées par les hommes. Car à l’arrière du front, ici aussi, la vie est dure.
Les troupes allemandes arrivent par la Belgique à paris, le 6 sept 1914. Elles envahissent beaucoup de départements français. Les populations sont coupées du reste du pays, sans nouvelle de leurs familles et sont soumises à la dureté de l’occupation allemande. A ce moment même, l’Allemagne est sous blocus. La nourriture va vite manquer chez l’occupant comme dans la population française qui fera les frais de ce manque. La faim se fait ressentir dans les tranchées comme à l’arrière. On se sert alors du moindre mètre carré de terrain pour faire de la nourriture et les jardins de Versailles sont réquisitionnés pour faire pousser des pommes de terre.
Un traumatisme qui durera quatre années, et plus encore. Le retour à la vie civile s’annonce compliqué. On découvre la réalité des choses : les maris et les fils qui ne reviendront pas, les gueules cassées, etc. Ils sont alors plusieurs centaine de milliers à revenir mutilés. A la signature du traité de Versailles, les gueules cassées sont appelées pour s’afficher sous le regard des allemands. Mais loin d’être considérés comme des héros, les gueules cassées seront un véritable problème national. Aujourd’hui, plus aucun de ces soldats n’est présent pour raconter ce qu’était cette guerre, mais les témoignages, eux, resteront.


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