Un slogan qui fut pendant longtemps la ligne de conduite des japonais. Vendre, accumuler de l’argent pour au final, avoir des armes, des bateaux pour se défendre. Ils aiment se dire que ce sont eux les meilleurs (traité de japonéité, 1970-1980) et ont alors l’ambition de devenir première puissance mondiale. C’est mission accomplie ou presque. Les japonais ont réalisé en 100 ans ce que les autres pays ont réussi en 500 ans. Déjà en 1890, ils étaient capables de prendre leur destin en main. Ils ont su faire venir à prix d’or des chercheurs et des enseignants étrangers puis former les japonais. Désormais deuxième puissance économique au monde, ce sont eux qui exportent leur savoir.
Des techniques occidentales et l’âme japonaise
Modernité et traditions culturelles anciennes. Voilà le séduisant mélange qui fait la richesse du pays du soleil levant. Le Japon, c’est le pays du "et/et", on accumule et on ajoute de nouvelles technologies, de nouvelles habitudes mais aussi, on conserve les anciennes. Pour preuve, même les appartements les plus modernes n’échappent pas à la pièce à tatami. Le mobilier n’en n’est pas le seul témoignage. La société, libertaire mais extrêmement hiérarchisée a su entretenir cette tension entre les deux, où le respect est de mise car selon les japonais : "Il ne pas faire perdre la face à l’autre". Parallèlement, c’est une révolution silencieuse qui s’installe chez les femmes japonaises. Le taux de fécondité s’écroule, c’est la grève des ventres, la moyenne d’âge des mariées est comparable à celle de la France et la moitié des femmes travaillent. Elles prennent progressivement leur indépendance sans pour autant en oublier les conventions. Passé trente ans, il n’est pas bon, dans une entreprise de ne pas être mariée. Mais hommes et femmes ont trouvé la parade : se marier pour sa carrière. "Ni rapports sexuels", "ni obligation de sortir ensemble", voilà les clauses du contrat.