Présentation du comité
- Pouvez-vous présenter brièvement le Comité des victimes du bruit ?
Le Comité des victimes du bruit est une association loi 1901 chargée d’aider les personnes qui sont victimes de nuisances sonores (bruits de voisinage, bruits d’activités professionnelles, nuisances liées aux transports…
- Quand ce comité est-il né ?
Il est né dans les années 80 au sein de l’association de défense des usagers de l’administration (ADUA). Il est devenu autonome en 2000.
- Quelle est sa mission ?
- A-t-il une mission d’encadrement ? d’accompagnement ?
Il s’agit d’une association d’entraide des victimes du bruit. Nous ne sommes pas des prestataires de service. Les membres bénévoles de l’association se consacrent à aider les victimes avec les moyens impartis. Nous aidons tant que la personne à besoin. L’adhésion à l’association n’étant pas en principe un service rendu, lorsqu’elle le peut, la victime participe éventuellement à l’activité de l’association.
Les bons recours
- Contre un voisin trop bruyant quelle est la première attitude à avoir ?
Le dialogue, à condition qu’il soit encadré par un tiers. Nous conseillons généralement aux victimes de passer par l’intermédiaire d’un conciliateur de justice du tribunal d’instance.
- Quels sont les recours dans une telle situation ? La législation française est-elle bien faite dans ce domaine ?
Les recours sont d’ordre amiable ou d’ordre juridique. L’arsenal législatif français est aujourd’hui assez complet pour lutter contre le bruit. Les victimes souhaitent surtout faire constater ou mesurer les nuisances sonores par des personnes habilitées à le faire.
- Le bruit est-il une notion subjective ?
Le bruit est objectivement mesuré pour ce qui est de son intensité. La gêne est effectivement subjective et ce, parfois, quel que soit le niveau de bruit. Il faut prendre en considération également la répétition et la durée d’un bruit qui peuvent constituer une gêne même si le niveau d’intensité est faible.
- Comment savoir si le bruit est réellement nocif ?
Le niveau de décibels est un critère objectif, mais un bruit de faible intensité pouvant aussi constituer une gêne, on peut prendre aussi comme critère l’effet du bruit sur la santé de l’individu (fatigue, stress…).
- Entre le chant du coq et le chien du voisin, comment savoir si l’on n’exagère pas le pouvoir de nuisance d’autrui ?
Il est clair qu’il faut savoir accepter certains bruits, c’est une façon aussi d’éviter de tomber malade. Lorsque le bruit apparaît comme une "intrusion" dans votre domicile il devient une gêne. Le problème, c’est que cette impression d’intrusion est bien souvent subjective. Le mieux est d’en parler avec d’autres personnes et avec son voisin.


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