En 1989, il remporte l’Oscar du meilleur acteur pour son interprétation d’un peintre handicapé dans My left foot. Daniel Day-Lewis aime rentrer dans la peau de son personnage. Sur le tournage de My left foot, il s’interdit même de quitter sa chaise entre deux prises. En 1993, il joue dans Au nom du père, un jeune Irlandais accusé pour un attentat qu’il n’a pas commis à Londres. Pour ce rôle, il n’hésite pas à se faire enfermer en prison et réclame d’être logé à la même enseigne que les autres détenus. Voilà ce qui fait la force de cet acteur : sa capacité à entrer dans la peau du personnage et l’engagement avec lequel il s’adonne à son métier.
Une telle qualité de jeu a donc un prix, Daniel Day-Lewis prend son temps et analyse ses personnages sous tous les angles. Il tourne donc rarement plus d’un film par an. Il avoue même préférer la préparation des rôles au tournage en lui-même : "Si je pouvais, je me contenterais de préparer les films, et ne les tournerais pas ; mais personne ne me paierait pour faire ça". Il a donc refusé de nombreuses propositions pour de grands films comme Philadelphia, La liste de Schindler ou encore Le seigneur des anneaux.
Entre The Boxer en 1997 et Gangs of New York en 2002, Daniel Day-Lewis ne tourne plus. Il en profite pour découvrir le monde. Ainsi en 1999, il travaille à Florence comme apprenti cordonnier. En 2001, il se porte volontaire pour secourir les victimes de l’attentat du World Trade Center. C’est Martin Scorsese qui le fait revenir au cinéma. Son rôle de boucher, cruel et sans pitié dans Gang of New-York, lui vaut encore une fois les félicitations des critiques. Il tourne The ballad of Jack and Rose en 2006 et enfin There will be blood de Paul Thomas Anderson qui sort dans les salles le 27 février.
Il y joue un prospecteur de pétrole dans l’Amérique du début du XXe siècle. Il entend parler d’un village abandonné dans lequel le pétrole coule à flot et part donc avec son jeune fils vers ces contrées perdues. Ce film est à la hauteur de son interprète principal, tout simplement magistral. Des décors magnifiques, des acteurs exceptionnels, une histoire pleine de rebondissement, There will be blood s’inscrit dans la lignée des grandes sagas à l’américaine. Daniel Day-Lewis a d'ailleurs remporté l'Oscar du meilleur acteur en 2008 pour son interprétation. Un film rare, à l’image de Daniel Day-Lewis.
There will be blood de Paul Thomas Anderson / Sortie le 28 février 2008
La filmographie de Daniel Day-Lewis : 1971 - Un dimanche comme les autres (John Schlesinger) 1982 - Gandhi (Richard Attenborough) 1983 - Le Bounty (Roger Donaldson) 1985 - The Insurance Man (Eyre) 1985 - My Beautiful Laundrette (Stephen Frears) 1986 - Chambre avec vue (James Ivory) 1987 - Nanou (Templeman) 1988 - L'insoutenable légèreté de l'être (Philip Kaufman) 1988 - Stars and Bars (O'Connor) 1989 - Eversmile, New Jersey (Sorin) 1989 - My Left Foot (Jim Sheridan) 1992 - Le dernier des Mohicans (Michael Mann) 1993 - Le temps de l'innocence (Martin Scorsese) 1993 - Au nom du père (Jim Sheridan) 1996 - La chasse aux sorcières (Hytner) 1997 - The Boxer (Jim Sheridan) 2002 - Gangs of New York (Martin Scorsese) 2005 - The Ballad of Jack and Rose (Miller) 2008 - There will be blood (Paul Thomas Anderson)
Commentaires
Antonia
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There will be blood
le 27/02/2008 à 16:18
Je suis tres contente que Paul Thomas Anderson nous revienne, apres 5 années d'absence, avec "There will be blood" ! Franchement, c'est un chef d'oeuvre ! Très attendu, son film tient toutes ses promesses : une fresque épique, cruelle, dure mais réaliste. De plus, on apprend beaucoup sur l'Histoire de l'Amérique et sur le pétrole. Un excellent moment de cinéma !
alaing
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Magnifique !
le 28/02/2008 à 10:04
J'ai été voir "There will be blood". Ce film est vraiment magnifique, je le conseille vivement aux amateurs de cinéma ! Daniel Day-Lewis mérite amplement l'Oscar pour son interprétation.