C'est la première grande rétrospective organisée depuis le décès de l’artiste en 2004. Celle-ci regroupe 270 œuvres retraçant l’ensemble de la carrière de Richard Avedon de 1946 à 2004 : des photographies de mode bien sûr, mais surtout des portraits de nombreuses célébrités du monde de la politique, de la littérature, de l’art et du spectacle.
Jeu de Paume
1, place de la Concorde
75008 Paris
Renseignements : 01.47.03.12.50
Métro : Concorde (lignes 1, 8, 12)
Bus : 24, 42, 72, 73, 84, 94
Horaires :
Mardi (nocturne) : 12h à 21h
Mercredi à vendredi : 12h à 19h
Samedi et dimanche : 10h à 19h
Fermeture le lundi
Catalogue de l'exposition
Richard Avedon. Photographies 1946-2004
Présentation : Publié à l’occasion de la première rétrospective internationale qui lui est consacrée depuis sa mort, cet ouvrage retrace son évolution artistique, sa créativité et son style unique, depuis ses premières prises de vue dans les rues de Rome jusqu’aux célèbres photos de mode – pour Harper’s Bazaar, Life, Look, Vogue ou Égoïste. Sans oublier ses portraits, personnages de tout horizon, isolés sous une lumière plate et frontale… Autant d’images qui ont marqué l’histoire de la photographie et qui, suscitant toujours une irrésistible fascination, sont devenues par leur force et leur intensité de véritables icônes de notre temps.
Pour commander directement ce livre :
Site de Richard Avedon : www.richardavedon.com
Richard Avedon renverse les codes de la photographie ; les mannequins ne sont plus des portemanteaux et les ouvriers ont des allures de gravures de modes…
Le photographe ne cherche pas à tout prix à embellir les sujets car il estime cette démarche condescendante. Pourtant, rien n'y fait, le brio revenant au galop, la face sale des travailleurs n’en ressort que plus belle.
La série In the American West, commandée par The Amon Carter Museum en témoigne : le mineur de charbon n’a qu’à poser une main à la taille et d’office sa condition sociale disparaît. Il devient une icône de mode, sublimé par le cliché. Esthétique de la poussière, de la crasse… les épreuves possèdent une unité visuelle - fonds blancs, dépouillement de la composition - incarnée par une sophistication non revendiquée.
Avedon l’avoue sans peine : "J'ai établi une série avec rien. Pas de lumière exquise, pas de composition apparente, pas de séduction des poses ou de narration. Et toutes ces absences me forcent au "oui", j'ai un fond blanc, j'ai la personne qui m'intéresse et la chose qui se produit entre nous."
La relative similitude de traitement des sujets qui n'ont a priori rien en commun ; cow-boy de rodéo, sans abri ou figure internationale dessine contre toute attente une certaine détermination à la beauté. Qu'il se fasse sociologue ou portraitiste psychologue... le photographe lance, comme malgré lui une mode et proclame son style.
Léa Chauvel-Lévy

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