Présenté pour la première fois en novembre 2007 à la Maison de la Culture de Nevers, le nouveau spectacle fantasmagorique de Philippe Genty arrive à Paris. Découvrez Boliloc...
Boliloc
Mise en scène Philippe Genty et Mary Underwood avec Christian Hecq, Scott Koehler, Alice Osborne
Du 27 mai au 29 juin à 20h30, prolongations jusqu'au 6 juillet
dimanche à 15h, relâche les lundis et les dimanches 1er et 8 juin
Durée 1h30
Théâtre du Rond Point - salle Renaud-Barrault (745 places)
2 bis avenue Franklin D. Roosevelt, 75008 Paris
Plein tarif 33 euros / groupe (8 personnes minimum) 20 euros / plus de 60 ans 24 euros
demandeurs d’emploi 16 euros / moins de 30 ans 14 euros / carte Imagine R 10 euros
Réservations au 01.44.95.98.21, au 0.892.701.603 (0,34 euros/min) et sur www.theatredurondpoint.fr
Philippe Genty détient une formule magique avec son Boliloc : celle de l’élixir de jouvence. On plonge avec délectation dans cette fable métaphysique. Le metteur en scène nous entraîne dans une épopée au cœur de l’esprit et de la mémoire d’Alice, une jeune ventriloque confrontée aux personnages qu’elle anime chaque jour. Comme par enchantement, les marionnettes prennent vie pour s’enfoncer dans les méandres de la pensée de leur créatrice. Et c’est là que l’on oublie, comme par enchantement, toute notion d’espace et de temps. Philippe Genty crée ici un univers parallèle à grand renfort d’escamotages, de jeux de lumières et de trompe l’œil tous plus impressionnants les uns que les autres. Un univers dans lequel on se perd avec grand plaisir.
Et au milieu de cette débauche d’"effets spéciaux" s’agitent trois acteurs tout simplement excellents dans tous les registres. On craque pour le charme d’Alice Osborne pendant que Scott Koehler et Christian Hecq forme un duo comique digne de Laurel et Hardy. Mention spéciale au dernier, véritable pantin de chair et de sang au milieu de ses congénères siliconés. Entre des acteurs survoltés et des décors qui forment un personnage à part entière, jamais une scène de théâtre n’a paru si vivante. On rit beaucoup des péripéties de nos apprentis explorateurs qui nous font oublier la fadeur du monde réel. Seule certitude au vue de la qualité du spectacle, il faut replonger loin dans son enfance pour trouver trace d’un pareil moment de bonheur. Malheureusement le charme n’opère que pendant une heure et demie, le temps de la représentation. Peu importe, la recette de Philippe Genty fonctionne et s’avère délicieuse. Vite, vite, on en redemande.
Arnaud Liotard
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