
Leur rassemblement, que l’on peut considérer comme le plus à même de rappeler l’inventivité de ces années fondatrices, permet de saisir le climat d’apparition de ces oeuvres. Suivant un parcours mettant en valeur les thématiques majeures qui ont inspiré la plupart de ces artistes, l’exposition se divise en sections nettement distinctes :
Figuration narrative au Grand Palais du 16 avril au 13 juillet 2008 :
Galeries nationales du Grand Palais :
3 avenue du Général Eisenhower
75008 Paris
Entrée : Clemenceau ou square Jean-Perrin
Tél. : +33 (0)1 44 13 17 17 (serveur vocal)
Site : www.rmn.fr
Tarifs : 11,50 €
Et pour ceux qui n'ont pas l'occasion de se rendre à l'exposition, retrouvez toutes les oeuvres
dans ce livre :

La figuration narrative d'un collectif d'auteurs / Réunion des Musées Nationaux / 2008 / 49 €
Pour commander directement ce livre :
L'exposition est également enrichissante pour les deux dépassements majeurs qu'elle offre. Dépassement des mouvements précurseurs (surréalisme, abstraction) qui au bout d’un moment finissent par ne plus être révolutionnaires et radotent. Et dépassement des formes artistiques archaïques comme seule condition d'intégration de ses formes naissantes comme les comics par exemple. En témoigne ce tableau d'Eduardo Arroyo qui dépeint un homme de cour (Sébastian de Morra) dont la veste est affublée de pin's picsou... Ou encore ce pastiche, non moins amusant, d’une œuvre qui aurait pu être celle d’Ingres à laquelle on a apposé un drapeau américain.
Les œuvres composites de la figuration narrative menacent ainsi l’histoire de l’art pour faire date. Pari gagné.
Léa Chauvel-Lévy


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