Charles Lapicque est né en 1898 dans le Rhône. Il s’installe avec sa famille à Paris en 1909 et pratique le dessin au lycée. En 1919, il intègre l’Ecole centrale des arts et manufactures de Paris et se passionne pour les projections et perspectives dans le dessin industriel. Il développe ainsi une véritable sensibilité artistique qui le conduit à abandonner son métier d’ingénieur pour se consacrer pleinement à la peinture. En 1929, il expose pour la première fois à la Galerie Jeanne Bucher.
Retrouvez la rétrospective Charles Lapicque du 16 avril au 13 septembre 2008 au musée de La Poste :
Musée de La Poste
34 boulevard de Vaugirard
75015 Paris
Horaires : de 10h à 18h tous les jours, sauf le dimanche et jours fériés
Tarifs : de 5 à 6,50 €
Site : www.museedelaposte.fr
La musique du sujet est extraite de l'album Wood de Greg Baumont (source : www.jamendo.com).
Charles Lapicque aurait eu 110 ans cette année. Le musée de la Poste a donc décidé de rendre hommage à celui qui a su en son temps se démarquer de l’influence cubiste. Première surprise, le musée choisit de tutoyer le visiteur dans ses explications. Une manière très certainement d’intéresser les plus jeunes aux subtilités des peintures tantôt figuratives, tantôt abstraites du peintre. Passons sur ce détail !
Côté agencement, l’exposition propose une découverte chronologique des œuvres de Lapicque, choix judicieux lorsque l’on sait que plusieurs périodes bien distinctes se sont succédées dans le temps. Mais c’est également là que le bas blesse. Et oui, seule la première partie de l’exposition se révèle être réellement intéressante car à contre courant du style Lapicque "classique" (peut-on vraiment qualifier les peintures de Lapicque de classique ?). On découvre avec un réel plaisir les expérimentations de genre du peintre qui captait alors le meilleur de ses prédécesseurs. Se succède dans cette salle des tableaux cubistes, réalistes, fauves, etc… Des toiles en contraste total avec le reste de l’exposition.
S’il y a bien une caractéristique à attribuer à la peinture de Lapicque, c’est qu’elle ne laisse pas indifférent. Autour de soi, les réactions divergent, allant de l’extase au dégoût. Et oui, ses couleurs dignes d’un T-shirt d’un danseur de tektonic ont le don d’exacerber les sensations. Et il n’est pas rare d’arriver au bout de l’exposition en poussant un "ouf !" de soulagement. Heureusement, les organisateurs ont prévu le coup. Pour parer une éventuelle crise d’épilepsie, réfugiez-vous dans l’espace consacré au dessin de l’artiste ou devant le petit écran où témoigne des proches du peintre. Une bonne rétrospective donc, mais peut-être un peu trop fournie, à l’image des peintures de Lapicque.
Arnaud Liotard
| Commentaires |
|

























Imprimer
Envoyer à un ami
Taille du texte


Laisser un commentaire









