L’Australian Ballet se produit récemment à Tokyo, Shanghai, Auckland ou Cardiff et assure une saison à Londres, où il remporte le prix de Meilleure troupe étrangère décerné par le Cercle de la critique britannique. Il acquiert sa réputation internationale dès 1965, seulement 3 années après sa création. La compagnie est depuis lors accueillie sur toutes les scènes du monde grâce à sa personnalité, à la virtuosité technique qu'elle manifeste et au répertoire varié et audacieux qu'elle défend.
The Australian Ballet
Théâtre du Châtelet
2 rue Edouard Colonne 75001
Tél. : 01.40.28.28.00
Fax : 01.40.28.29.01
Directeur artistique David McAllister
- Programme A
Les 29 et 30 septembre
Symphonie fantastique
Musique Hector Berlioz
Chorégraphie Krzysztof Pastor
Décors et costumes Tatyana van Walsum
Lumières Jon Buswell
Rites
Avec le Bangarra Dance Theatre
Musique Igor Stravinsky
Le Sacre du printemps
Arrangement Jonathan McPhee
Chorégraphie Stephen Page
Décors Peter England
Costumes Jennifer Irwin
Lumières Mark Howett
Orchestre Pasdeloup
Direction musicale Nicolette Fraillon
- Programme B
Les 2,3 et 4 octobre
Le Lac des cygnes
Musique Piotr Ilitch Tchaïkovski
Chorégraphie Graeme Murphy
Argument Graeme Murphy, Janet Vernon, Kristian Fredrikson
Décors et costumes Kristian Fredrikson
Lumières Damien Cooper
Orchestre Pasdeloup
Direction musicale Nicolette Fraillon
D’entrée de jeu, un constat s’impose à nous : le ballet est un domaine artistique trop peu mis en avant en France. Il est beaucoup trop simple et réducteur de penser qu’il ne concerne qu’une élite de la population car l’émotion, la beauté, la grâce qui s’en dégage transcende toutes les barrières culturelles.
C’est le cas de l’Australian Ballet qui est venu émerveiller le théâtre du Châtelet fin Septembre pour quelques représentations uniques parmi lesquelles La Symphonie Fantastique et Rites. Aux thèmes universels que sont la quête impossible du véritable amour et l’exploration des forces naturelles qui forgent notre paysage, ce n'est pas moins d’une douzaine de danseurs qui défilent sur scène. Des danseurs unis dans une cohésion parfaite des costumes, des gestes comme des chorégraphies. Le tout nous permettant d’assister à des portés de plus en plus aériens, complexes mais d’une fluidité majestueuse.
Coup de projecteurs aux décors et lumières de ces deux représentations : sobres mais efficaces, ils ne font que sublimer la prestation des danseurs en leurs apportant un univers bien distinct. Mais un ballet digne de ce nom ne serait évoluer sans la musique qui l’accompagne et l’orchestre Pasdeloup exécute à merveille sa fonction. On (re)découvre alors Berlioz ou encore Stravinsky autrement.
L’ensemble est donc à la hauteur de nos espérances. On ressort de ce ballet submergé d’émotions avec une légère préférence pour La Symphonie Fantastique aux gestes plus doux et harmonieux.
Une chose est sûre, on se dit que le ballet doit continuer à s’imposer davantage pour permettre aux curieux d’en découvrir toute son étendue artistique. Mais on espère avant tout que l’Australian Ballet n’attendra pas encore 43 ans avant de revenir en France...
Dorothy Glaiman
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