Biographie de l'artiste
Découverte en 1973, Denise Bridgewater a séduit l’hexagone. Née à Memphis sur les rives du Mississippi en 1950, Jazz et blues l’attendent au coin du berceau : son père, le trompettiste Matthew Garrett, l’une des pointures de la sphère swing locale, enseigne à la Manassas High School de Memphis.
Lycéenne à Flint, Michigan, où elle a grandi, Dee Dee Bridgewater opte pour le chant et monte un trio vocal spécialisé dans le rock et le rhythm’n blues. En 1970, inscrite à l’Université de l’Illinois, elle rencontre et épouse l’un des piliers de l’orchestre maison, le trompettiste Cecil Bridgewater, puis le suit à New York lorsqu’il est embauché par Horace Silver.
Les années 70 commencent et, avec elles, les choses sérieuses. Dee Dee Bridgewater joue désormais dans la catégorie professionnelle. Son premier vrai job, dès janvier 1971, chanteuse dans le big band de Jones et Lewis, qui se produit tous les lundis soirs au Village Vanguard. Elle y reste jusqu’en 1974.
A partir de 1976, Dee Dee Bridgewater, qui vient de se séparer de Cecil Bridgewater, signe avec Warner et abandonne peu à peu les sentiers escarpés du jazz pour emprunter les lisses autoroutes du funk, de la disco et de la FM Music. Sur label Atlantic ou Elektra, elle publie une série de faces commerciales d’un intérêt aujourd’hui des plus limités. Sur scène, elle apparaît à Broadway, dans la comédie musicale The Wiz.
Au fil des ans, Elle tisse sa toile parisienne. Elle tient le rôle de Billie Holiday dans la pièce Lady Day, participe à la création de l’opéra Cosmopolitan Greetings de George Gruntz et Allen Ginsberg, fait salle comble, au New Morning, à la tête d’un tout nouveau quartet où brillent le pianiste Hervé Sellin, le bassiste Tony Bonfils et le batteur André Ceccarelli…
En 1990, consécration suprême, elle enregistre un duo avec Ray Charles, Precious Thing, qui la propulse au sommet des charts ! A l’instar de Joséphine Baker dans les années 30, la diva Black est devenue la coqueluche du public français, dont elle a adopté langue, manières et mode de vie. Télévisions, concerts, clubs, festivals… on la voit partout.
Dee Dee Bridgewater enregistre, dans d’excellentes conditions et produit de remarquables disques de jazz pur. Keeping Tradition (1992) la présente en quartet avec Thierry Eliez (piano), Hein van de Geyn (contrebasse) et "Dédé" Ceccarelli. Love and Peace (1994), consacré à la musique d’Horace Silver, la voit croiser le fer avec le maître lui-même, Jimmy Smith à l’orgue et les incontournables frères Belmondo - Stéphane (trompette) et Lionel (sax ténor), champions du groove "made in France". Dear Ella, enfin, gravé à New York, Los Angeles et Londres en 1997, somptueux hommage rendu à Ella Fitzgerald.
Vient ensuite le désormais célèbre J’ai deux amours en 2005, l’hommage de Dee Dee à la chanson française, suivi d’une tournée internationale aux dates complètes un peu partout. L’actualité de Dee Dee se poursuit en 2006 avec une nouvelle création en duo avec Louis Winsberg. Ce duo surprenant s’est produit pour la première fois au festival Jazz sous les pommiers, de Coutances en mai 2006. En 2007, elle sort l’album Red Earth- A Malian Journey.


























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