Avec le Taï-chi, envoyez le stress au tapis
Zen, restons zen… On voudrais bien, mais c’est souvent plus facile à dire qu’à faire ! Et si la solution était en fait à portée de tatami ? Grâce au Thaï-chi-chuan, dites bye-bye au stress et place à la détente…
"La boxe de l’éternelle jeunesse" : c’est ainsi que l’on peut traduire le terme de Taï-chi. Une promesse qui invite à s’intéresser de plus près à cette discipline ancestrale, à mi-chemin entre les arts martiaux et la méditation.
Le Taï-chi-chuan, Késako ?
Originaire de Chine et vieux de plus de 500 ans, le Taï-chi-chuan, ou Taï-chi,
fait partie de l’une des cinq branches de la médecine traditionnelle
chinoise. Considéré le plus fréquemment comme une gymnastique douce, le
Taï-chi est en fait un véritable art martial dit "interne". En
effet, si les gestes de base relèvent du domaine du combat (parades,
saisies, attaques), le véritable but de la discipline est la recherche
de l’harmonie entre le corps et l’esprit. Inspiré du taoïsme, le Taï-chi est donc plus qu’un sport, il propose une vraie discipline de vie.
Des postures très "nature"
Le Taï-chi
est une sorte de chorégraphie douce, composée de différentes postures.
Il en existe une centaine, qui trouvent leurs origines dans
l’observation et l’imitation de la nature et du monde animal. La
légende veut même que le créateur de la discipline se soit inspiré du
combat entre un serpent et une grue pour élaborer ses mouvements. D’où
de poétiques rencontres au fil des enchaînements entre le tigre et le
cheval, ou la vague et les nuages. Ces postures forment des
enchainements coordonnés et très précis.
Le Taï-chi , un éloge de la lenteur
A l’heure où tout nous pousse à aller toujours plus vite, le principe de base du Taï-chi réside dans le "song",
ou relâchement. Le corps est détendu, et les mouvements exécutés de
façon très lente mais sans interruption. Ces gestes circulaires et de
grande amplitude, et ces étirements favorisent la souplesse et la
fluidité des articulations et des muscles. De manière générale, le Taï-chi améliore la coordination des membres, tout en tonifiant en profondeur.
En
jouant sur le transfert de poids d’une jambe à l’autre, il est aussi
excellent pour le maintien de l’équilibre. Utilisée depuis longtemps
dans les hôpitaux chinois, la discipline a été introduite depuis
quelques années dans certains hôpitaux français auprès des malades
d’Alzheimer.
Mieux dans son corps, on est mieux dans sa tête. Et c’est précisément le but poursuivi.
Le Taï-chi, une quête de l’harmonie intérieure
Pratiqué
par des millions de chinois comme une discipline d’épanouissement
personnel, le Taï-Chi est l’activité bien-être par excellence. Souvent
qualifiée de "méditation en mouvement", il permet une détente de
l’esprit et favorise la concentration.
La maitrise de la
respiration y joue un rôle essentiel. Abdominale, elle permet d’ancrer
le corps dans le sol, et de favoriser la circulation du "Qi", l’énergie vitale. Mieux équilibrée, cette énergie favorise l’harmonie entre le corps et l’esprit.
Le Taï-chi permet de se ressourcer et d’évacuer le stress
qui parasite le quotidien. Se recentrer sur soi-même permet ainsi de
surmonter toute agressivité latente et de préserver sa paix intérieure.
Des
études tendent d’ailleurs à démontrer ses bienfaits sur le sommeil et
le bien être psychologique chez des pratiquants réguliers. Il serait
même bénéfique pour la mémoire et la vivacité d’esprit.
Qui peut pratiquer le Taï-chi ?
Tonification, relaxation et promesse de longévité : nombreux sont les bienfaits du Taï-Chi, tant pour le corps que pour l’esprit. Rien d’étonnant à ce qu’il soit aujourd’hui l’art martial le plus pratiqué au monde. Alors, rendez-vous sur le tatami ?
Alexandra Zawadzki


















