A l'épiphanie, vive le roi !

Le 6 janvier, on célèbre l’épiphanie, l’arrivée des rois mages auprès de l’enfant Jésus. Cette fête religieuse est devenue au fil du temps une coutume populaire marquée par la galette et la coutume de tirer les rois.
Que serait la galette des rois sans fève et sans couronne ? Vivolta revient sur cette coutume populaire qu'est le tirage des rois.
Pourquoi dit-on "tirer les rois" ?
On parlait jusqu’au XVIème siècle de "faire les rois" et non de les tirer. Pourquoi cette différence ? En fait, à cette époque on commence à utiliser le mot tirer pour désigner le sort. "Tirer les rois" s’apparente donc à un tirage du sort, du destin, relié à la symbolique de la fève qui porte chance.
Le tirage des rois et l’épiphanie
Si l’épiphanie est bien une coutume catholique, le fait de tirer les rois n’a pourtant pas vraiment de rapport avec les rois mages. Le seul lien religieux se rapporte en fait à des moines de Besançon au XIVème siècle. Ceux-ci plaçaient une pièce dans un morceau de pain pour désigner leur maitre de chapitre.
Le tirage des rois, une coutume païenne
La majeure partie du rituel de la fête des rois nous vient en fait de l’époque romaine. A Rome, des fêtes appelées saturnales étaient organisées au début de l’année. Elles étaient l’occasion d’élire le roi du festin à l’aide de fèves cachées dans un gâteau.
Le plus jeune enfant, "l’Apollon" se cachait sous la table et distribuait les parts aux convives. Durant ces fêtes, les distinctions de rang ou de classe étaient gommées. Ainsi, le roi désigné était le maître de la journée.
Tirer les rois, une tradition populaire
Cette tradition de la désignation du roi perdure au Moyen Age, et on en retrouve des traces sous le règne de Louis XIV. Aujourd’hui, la tradition reste la même. Le second dimanche après Noël, on achète la galette pour tirer les rois.
Seules les galettes et les fèves ont évoluées et se sont diversifiées. Le plus jeune de la famille se met toujours sous la table, désigne la part de chacun, et que le meilleur gagne !
Une fois la fève trouvée (attention à ne pas l’avaler !), le roi de la fête gagne la couronne, puis désigne sa reine, et vice versa. L’usage veut que le roi choisit offre la semaine d’après une autre galette.
Alexandra Zawadzki, mis à jour le 7 janvier 2010




