Comment décrypter une étiquette de vin ?
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| Vin : savoir lire l’étiquette |
| Les mentions obligatoires |

Le choix et la dégustation d’un vin ne doit pas se faire a l’aveugle, ni sans analyse… Pour identifier le contenu d’une bouteille et son goût, il s’agit d’apprendre ce qui se cache derrière l’étiquette, distinguer ses mentions obligatoires de ses indications libres, lire entre les lignes, naviguer entre étiquette et contre-étiquette. L’appellation, le cépage, le millésime, la marque…, autant d’informations a décoder. Alors suivez le guide !
Petit rappel
Avec 467 appellations d’origine contrôlée, une centaine de vins de pays, de vins de marque, de cépage que comprend la France, s’ajoutent les vins d’Europe et d’autres continents, l’amateur néophyte a de quoi se sentir déboussolé… Pour s’y retrouver dans ce labyrinthe de classifications, mentions et autres labels, reflet de la diversité des vignobles, et acheter en toute connaissance de cause, il est indispensable d’avoir à l’esprit un certain nombre de choses :
Les AOC :
L’AOC est la fusion entre un terroir (sol, climat), une ou plusieurs variétés végétales, une tradition et un savoir-faire. Fondées sur le respect des "usages locaux, loyaux et constants", les AOC proviennent de terroirs strictement sélectionnés. Tous les vins prétendant à ce type d’appellation sont soumis à un examen analytique et organoleptique par une commission de dégustation. Autrement dit, l’analyse du caractère d'un critère d’un produit pouvant être apprécié par les sens humains (toucher, saveur, odorat). En 2006, on comptait plus de 300 AOC reconnues et réparties sur l’ensemble de la superficie du vignoble français, principalement le Bordelais, la Bourgogne et la vallée de la Loire.
Les AOVDQS :
Les appellations d’origine vins délimités de qualité supérieure (AOVDQS) sont considérées comme "l’antichambre" des AOC. Mais cette catégorie a perdu de l’importance, depuis que la plupart des vins ont acquis le statut d’AOC et sa suppression est prévue pour 2011. Les vins concernés seront reconnus AOC ou vin de pays. La majorité de ces vins se rencontre dans le sud-ouest et dans le val de Loire. Les conditions fixées par l’INAO (Institut National des Appellations d’Origine) sont un peu moins strictes que pour l’AOC mais concernent également l’aire de production délimitée, l’encépagement, le degré alcoolique minimal, le rendement maximal et les techniques culturales. Les normes analytiques et organoleptiques sont aussi contrôlées après dégustation.
Les vins de pays :
Créée en 1968, cette catégorie a mis du temps à décoller et ce n’est que depuis une quinzaine d’années qu’elle commence à jouir d’une certaine réputation. A l’origine, les vins de pays sont des vins de table à indication géographique soumis à un cahier des charges plus souple mais néanmoins rigoureux. Il en existe trois sortes :
- A dénomination départementale : vin de pays du Gard, de l’Aude, des Pyrénées Orientales.
- A dénomination de petite zone : vin des collines de la Moure, des coteaux de Baronnies.
- A dénomination régionale ou de grande zone : vin de pays d’Oc, du Jardin de la France.
Il existe actuellement dans l’Hexagone plus d’une centaine de vins de pays, les plus populaires étant ceux du pays d’Oc. Les plus recherchés sont en outre étiquetés d’après leur cépages (syrah, cabernet, merlot…).
Les vins de table :
La mention "vin de table français" indique que le vin est d’origine exclusivement française et garantit un degré d’alcool, une signature et le fait que le produit est apte à la consommation. S’il se compose d’un assemblage de vins issus de différents pays de l’Union européenne, le vin doit comporter "mélange de vins de la Communauté européenne". Les coupages avec des vins provenant de pays extérieurs à l’Union européenne sont interdits.
Déchiffrer l’étiquette, tout ce qu’il faut savoir
Toute bouteille de vin doit comporter une étiquette, sa carte d’identité en quelque sorte. Strictement réglementée par les textes communautaires et la législation française, elle doit avant tout informer et garantir l’authenticité du produit. La plupart des bouteilles en ont même deux.
La première étiquette, située devant, donne le nom du vin et les mentions légales obligatoires, son rôle est d’attirer et de séduire.
La seconde, au dos, appelée contre-étiquette, contient des informations complémentaires des plus simples et anodines à la véritable fiche de renseignements sur l’histoire du domaine, le terroir, le cépage, la fabrication, la température de service, les accords avec les mets… Aujourd’hui la tendance est également d’y mettre toutes les mentions obligatoires afin de ne pas faire ressortir, sur l’étiquette joliment décorée, que le nom du vin.



