Violences conjugales : parlez-en !

Les victimes de violences conjugales sont souvent isolées avec leur souffrance et leur détresse. Difficultés à en parler aux proches, honte, sentiment qu’aucune solution n’existe… Des associations existent pourtant, tant au niveau national que local pour permettre aux victimes de parler, mais aussi pour les informer et trouver avec elles des solutions.
Numéro d’écoute, associations de proximité, aides juridiques ou centres d’hébergement, de nombreuses associations sont là pour soutenir et aider les victimes de violences conjugales . Pour mettre fin au cycle de la violence, la parole est souvent le premier rempart contre les coups.
Le service d’aide et d’écoute au niveau national : le 3919
C’est le numéro mis en place au niveau national pour la lutte contre les violences faites aux femmes . Les interlocutrices sont là pour écouter, épauler et conseiller les victimes. Cette aide est complètement gratuite (hormis le coût d’un appel local) et anonyme. Le 3919 est ouvert de 8 h à 22 h, les jours fériés de 10 h à 20 h.
Le site internet édité par le ministère du travail et de la solidarité contre les violences conjugales vous informe sur les recours possibles et recense au niveau national les associations d’aides et d’accueil : www.stop-violences-femmes.gouv.fr.
Les numéros d’urgence au niveau national
- Les numéros d’urgence habituels : police (17), pompiers (18) et Samu (15).
- Le numéro d’urgence européen : 112. Valable dans tous les pays de l’Union Européenne, il concerne tous les types d’urgences, policières ou médicales.
Les associations d’aide aux victimes
- L’INAVEM, fédération nationale d’aide aux victimes et de médiation : Réseau d’associations de professionnels de l’aide aux victimes de violence , accidents, vols ou autres infractions. Une permanence téléphonique d’écoute est mise à la disposition des victimes tous les jours de 9 h à 21 h. Des professionnels sont au bout du fil pour écouter, informer, conseiller et aiguiller vers des associations de proximité : 08 842 846 37.
Pour plus de renseignements sur la fédération : www.inavem.org
- Crée en 1985, le Collectif Féministe Contre le Viol s'est constitué pour réagir contre les viols commis dans les lieux publics devant des témoins passifs. Le 8 mars 1986, grâce à l’appui financier du Ministère des Droits des Femmes, le CFCV a ouvert une permanence téléphonique viols-femmes-information, accessible gratuitement du lundi au vendredi de 10h à 19h : 08 00 05 95 95.
Cette permanence
téléphonique propose aux personnes qui ont subi des violences sexuelles
une écoute, un soutien, une solidarité ainsi que des informations
nécessaires aux différentes démarches qu’elles peuvent entreprendre,
tout en respectant leur anonymat si elles le désirent.
Pour plus de renseignements sur les activités du collectif : www.cfcv.asso.fr
Les associations d’aide aux femmes battues
- La fédération Nationale Solidarité Femmes : la FNSF est une fédération qui regroupe depuis plus de 20 ans des associations qui luttent contre les violences faites aux femmes , et en particulier contre les violences conjugales et familiales. Ce sont aujourd’hui près de 70 associations qui suivent chaque année 30.000 femmes en situation de violences conjugales. La FNSF gère depuis 15 ans le service d’écoute national contre les violences faites aux femmes (3919), organise des actions d’information et de sensibilisation sur cette problématique : www.solidaritefemmes.asso.fr
- Le Centre National d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles (CNIDFF) qui regroupe tout un réseau de centres d’accueil et d’informations sur les droits, en particulier ceux des femmes.
Ces centres exercent une mission d’intérêt général confiée par l’état. L’objectif du centre national et de son réseau de proximité est de favoriser l’autonomie professionnelle et personnelle des femmes et l’égalité entre les femmes et les hommes. L’information est confidentielle et gratuite. Les femmes peuvent y trouver des juristes, des conseillers à l’emploi, à la formation professionnelle où à la création d’entreprise, des psychologues ou des conseillers conjugaux.
Aujourd’hui, 114 associations locales couvrent la France métropolitaine et l’Outre-Mer à travers plus de 1.100 permanences implantées aussi au sein des Maisons de la Justice et du Droit, dans les mairies, les Centres d’Action Sociale ainsi que dans certains services de police et de gendarmeries, des Centres d’Hébergement et de Réinsertion Sociale. Rendez-vous sur leur site pour trouver un centre ou une permanence près de chez vous : www.infofemmes.com
- Le planning familial : De nombreux centres de planning familial sont à l’écoute des femmes qui subissent des violences. Ces centres créent le relais entre les victimes et des professionnels de santé, des centres d’accueil et des services d’aide psychologique : www.planning-familial.org
- SOS femmes : Site d’information sur les droits et les recours pour les femmes victimes de violences conjugales. Il recense aussi des associations dans toute la France : www.sosfemmes.com.
- SOS Violence en privé : association loi 1901, elle a pour but d’aider et de soutenir les victimes de violences conjugales. Un numéro de téléphone d’écoute anonyme est mis à disposition des victimes 7j/7 et de 9h à 22h : 03 22 52 09 52.
Pour plus d'informations, rendez-vous sur le site internet de l'association : www.sosviolencesenprive.fr
L'association d'aide pour les hommes battus
SOS hommes battus : les hommes battus ont aussi leur association, qui dispose d’une permanence téléphonique, tous les matins en semaine de 9 h à 11 h : 09 51 73 44 94 / http://soshommesbattus.over-blog.com.
Les centres d’accueil et d’hébergements
Il existe partout en France des centres d’accueil et d’hébergement, certains étant spécialisés dans l’accueil des victimes de violences conjugales . Leur liste est disponible auprès de l’association SOS femmes (www.sosfemmes.com/ressources/contacts_chrs.htm). Renseignez-vous aussi auprès des mairie et des services sociaux.
Alexandra Zawadzki, mis à jour 26 octobre 2010
















